La gravité du sihr et ses conséquences sur le sahir et ses adhérents.[/b]
[b]Et Hâroût et Mâroût, en mettant en garde celui qui venait les consulter contre la pratique de la sorcellerie, leur disaient :
فَلَا تَكْفُر
Qui signifie littéralement " Ne perds pas la foi"
Ce n'est pas par hasard non plus que, en citant les sept péchés mortels et destructeurs (assaba3ou Al- moubiqât) dans un Hadith, le Prophète Sidna Mohammed (salla Allahou âlayhi wa sallam) a mentionné le sihr en seconde position, juste après le chirk (association à Dieu). (Sens d'une Tradition citée par Boukhâri et Mouslim, entre autres)
Pour ce qui est de la personne qui ne pratique pas la sorcellerie elle-même mais qui fait appel aux services de quelqu'un pour causer du tort à autrui, sa condition n'est pas moins grave : il partage en effet la responsabilité des actes de koufr qui sont réalisés à sa demande par le sorcier, exactement comme l'individu qui engage un tueur à gage pour assassiner quelqu'un partage la responsabilité du crime qui est commis par ce dernier… Le Prophète Sidna Mohammed (salla Allâhou âalayhi wa sallam) a tenu des propos très durs à l'encontre de telles personnes également : à une occasion, il (salla Allahou 'âalayhi wa sallam) a affirmé au sujet de celui qui pratique le sihr mais aussi de celui pour qui le sihr est pratiqué « qu’ils » ne font pas partie de nous (c'est-à-dire qu'ils n'appartiennent pas au groupe qui suit les enseignements et la voie du Prophète Sidna Mohammed (salla Allâhou 'âalayhi wa sallam)…) (Mousnad Bazzâr – la chaîne de transmission est validée par Al Moundhiri)
Abdellah Ibnou Massoûd (radhia Allâhou anhou) disait pour sa part (se basant probablement sur des propos qu'il avait entendu du Messager d'Allah (salla Allahou alayhi wa sallam)) :
مَنْ أَتَى عَرَّافًا أَو ْسَاحِرُا أَوْ كَاهِنًا يُؤْمِنُ بِمَا يَقُولُ فَقَدْ كَفَرَ بِمَا أُنْزِلَ عَلَى مُحَمَّدٍ
"Celui qui se rend chez un voyant, un sorcier ou un devin et qui croit en ce qu'il dit, il a renié ce qui a été révélé sur Sidna Mohammed (salla Allahou 'alayhi wa sallam)."
Il faut bien réaliser que celui qui demande à un sorcier de réaliser les rituels démoniaques requis dans le but de nuire à quelqu'un ne fait rien de moins que lui dire d'invoquer le chaytan en sa faveur... Quelle place la foi en Dieu peut-elle encore occuper dans le cœur de celui qui agit de la sorte ?
A vrai dire, il est tout simplement inconcevable que quelqu'un qui croit au plus au profond de lui en Allah-c'est-à-dire un individu qui est forcément convaincu que Dieu est le Tout Puissant, que c'est en Lui Seul que l'on doit placer toute sa confiance, que c'est vers Lui que l'on doit adresser ses requêtes et exprimer sa détresse, que c'est Lui que l'on doit implorer pour obtenir l'aide- puisse avoir recours à la sorcellerie.
En effet : il serait insensé que, d'un côté, on répète en s'adressant à Allah dans chacune des rakâtes de la salât que "C'est Toi Seul que nous adorons" et que, sitôt la prière terminée, on aille invoquer l'assistance des démons…
il serait insensé que, d'un côté, on fasse régulièrement des aumônes (zakâte ou autre) pour venir en aide à des gens et que, dans le même temps, on s'acharne à détruire de façon lâche, sournoise (par personne interposée) et gratuite la vie d'autres personnes...
Qu'Allah nous permette de prendre conscience de la gravité de ce fléau, nous en préserve et nous garde à l'abri de ceux qui s'activent à nous nuire.
Âmîn !