Union pour la Méditerranée : l'Algérie réticente

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Union pour la Méditerranée : l'Algérie réticente
Union pour la Méditerranée : l'Algérie réticente, selon Le Monde
Par Le Monde (Paris, France) le 05/06/2008 à 14:18
Le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui doit participer, à Alger, à une réunion du "Forum méditerranéen" réunissant, jeudi 5 et vendredi 6 juin, onze pays du pourtour de la mer, tentera une nouvelle fois de convaincre le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, d'être présent, le 13 juillet à Paris, au sommet de lancement du projet de Nicolas Sarkozy d'"Union pour la Méditerranée" (UPM). Paris, qui souhaite faire de ce sommet un symbole de sa capacité de rassemblement, s'inquiète que le dirigeant algérien réserve toujours sa réponse. M. Kouchner s'était déjà rendu à Alger, le 12 mai, sans obtenir d'assurances.
Les tensions au Proche-Orient fournissent un argument à l'Algérie, ainsi qu'à d'autres pays arabes, pour exprimer des réticences à propos d'une "Union" qui les regroupe avec l'Etat juif. Alors que la venue du premier ministre israélien, Ehoud Olmert, est prévue à Paris en juillet, les officiels arabes ont prévenu qu'ils refuseraient une chorégraphie du sommet qui donnerait l'impression d'une normalisation de leurs relations avec Israël. Ils reprochent aussi à Paris d'avoir poussé, au sein de l'Union européenne (UE), pour un partenariat renforcé avec Israël, qui pourrait être scellé le 16 juin. M. Sarkozy doit effectuer à la fin du mois une visite d'Etat en Israël.
Avec l'Algérie, l'Elysée est engagée dans un exercice délicat. La mauvaise humeur du président Bouteflika à l'égard de M. Sarkozy tiendrait à plusieurs facteurs : la part belle faite par Paris au Maroc, où le président français a développé son idée pour l'UPM lors de discours prononcés à Tanger et à Rabat le 23 octobre ; les espoirs déçus du pouvoir algérien, qui comptait sur un rééquilibrage de la position française à propos du Sahara occidental ; et le constat que Paris a courtisé plus particulièrement l'Egypte (lui offrant la coprésidence de l'UPM) et la Tunisie (en lui faisant miroiter un secrétariat de l'UPM) ; enfin et surtout, la question des visas : Alger répète que le projet euro-méditerranéen "n'a de sens que s'il a une dimension humaine".
ABSENCES ATTENDUES
Des diplomates français, de leur côté, avancent comme raison des atermoiements de M. Bouteflika son état de santé incertain : "peut-être ne veut-il pas s'engager à une telle distance de la date", commente l'un. Mais le Quotidien d'Oran écrivait, jeudi, que M. Bouteflika entendait faire payer à M. Sarkozy sa "politique souterrainement hostile à l'Algérie depuis son arrivée à l'Elysée".
Les incertitudes sur le niveau de représentation de l'Algérie s'ajoutent à d'autres difficultés et absences attendues par les Français. Le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, accueilli en grande pompe à Paris en décembre 2007 par M. Sarkozy, ne viendra pas, arguant de son refus de s'asseoir avec Ehoud Olmert.
La Turquie, qui n'a pas d'enthousiasme pour un projet qu'elle assimile à un succédané à son adhésion à l'UE, n'a rien confirmé. La venue du président syrien, Bachar Al-Assad, n'est pas une certitude non plus, même si M. Sarkozy a déclaré, mardi, qu'il ferait "vraisemblablement" le déplacement.
Le président français a reconnu publiquement que la présence de tous les dirigeants arabes n'était pas acquise. "S'il devait en manquer un ou deux, eh bien, nous verrons bien", a-t-il dit, mardi, à Rome, lors d'une conférence de presse, "mais ça n'empêchera pas le train d'avancer".
Après avoir bataillé pendant des mois avec l'Allemagne - avec un succès très mitigé - pour tenter d'éviter que le projet initial d'"Union" soit complètement révisé à la baisse, Paris est aux prises avec, cette fois, un regain de critiques venant de la rive sud. "Les Arabes, notamment les Algériens, nous disent : ça ressemble trop au processus de Barcelone" de 1995, dit-on à Paris. "Le problème, maintenant, ne vient pas tellement des Européens, commentait récemment un haut responsable français, mais du Sud."

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Un commentaire d'un certain Hoggar:
Mes chers Amis, Bonjour, Toutes nos critiques sur l’Algérie sont bonnes, et cela montre une et une seule chose, est que nous aimons ce pays, le pays de nos racines, et le pays de nos parents . Le terrorisme en Algérie est l’œuvre de pourris Algérie, et même si nous n’avons pas de preuves, le doute est très fort sur la contribution de nos ennemis et de nos faux frères qui l’ont montré hier, en se réjouissant de cet attentat . Ils ne cherchent que ces moments, quand l’Algérie est touché, mais le peuple Algérien ne vendra jamais son honneur aux gourous des palestiniens et aux nazis des temps modernes . Les petits merdeux à l’image de Einstein du sous développement sont des petits jeunes Kamikazes de la propagande de M6, qui essayent d’occulter le chemin hasardeux qu’il est entrains de faire mener au peuple Marocains .Ouvrir Tanger, et autres villes aux touristes, et out ce qui reste à faire, après avoir tout bradé et tout vendu . Même l ‘électricité que le pauvre marocain consomme est fourni à 60% par une société emirati Taqa . Alors que faire pour freiner le développement de l’Algérie, la solution la plus simple pour nos ennemis c’est d’investir dans le terrorisme . Cheb Khaled a été agressé au Maroc, parce que il a refusé d’être corrompu, et aucun Algérien ne pourrait cautionner l’occupation du sahara par ce régime de vendus . Un fabricant Marocain a Oujda a été liquidé, selon le journal el Khabar, et il faudrait liquider tous ces connards qui se cachent chez nos ennemis, et les traquer là ou ils seront . L’ambassadeur d’Allemagne en Algérie a déclaré, que sans l’Algérie, l’upm ne marcherait jamais, et c’est cette grandeur et cette considération qu’on nous jalouse . Nous n’avons pas les mêmes valeurs que ceux des vendus, et les lèches qui aboient pour occulter la misère de leur peuple, ce ne sont que des suceurs de sang de leurs pauvres peuples . Le Maroc d’aujourd’hui n’appartient plus hélas à son respectable peuple mais aux multinationales, grâce à l’immaturité de M6 . 15% de la population marocaine est carrément en dessous du seuil de pauvreté, c’est à dire pire que la pauvreté, et au lieu de dire la vérité sur cette souffrance et lutter pour l’améliorer, les sucettes de M6, essayent de donner une image du Maroc qui est celle du riche Makhzen, et qui ne correspond pas au très pauvre peuple du Maroc, qui lui, vous ne l’entendrez jamais sur le net, et les enlèvements par ci et par la démontrent bien cette dictature qui veille sur les pauvres Marocains . L’Algérie est loin d’être parfaite, mais l’Algérie a suffisamment d’atouts pour qu’elle ne soit pas comparé par jaloux indignes . Ce qui se passe en Algérie montre une seule chose, qu’aucune volonté ne pourrait enlever au peuple Algérien le droit de ses ambitions . Malgré l’attenta d’hier, je relève avec satisfaction que la garde républicaine a été vigilante, et la sécurité Algérienne a été vigilante, et ces merdes de terroristes n’ont pas réussi à semer la mort comme ils la voulait .Aujourd’hui, plus qu’hier je reste confiant et optimiste que la volonté Algérienne vaincra, et nous continuerons à construire une Algérie, plus forte, plus rayonnante, et qui écrasera ses ennemis par son poids économique . On laissera les autres mendier les 800 millions de dollars aux pays du golf pour amortir la hausse du pétrole qui ne fait que démarrer, car le baril dépassera les 200 dollars, et les enragés vont exploser !!!
Mes chers Amis, Bonjour, Toutes nos critiques sur l’Algérie sont bonnes, et cela montre une et une seule chose, est que nous aimons ce pays, le pays de nos racines, et le pays de nos parents . Le terrorisme en Algérie est l’œuvre de pourris Algérie, et même si nous n’avons pas de preuves, le doute est très fort sur la contribution de nos ennemis et de nos faux frères qui l’ont montré hier, en se réjouissant de cet attentat . Ils ne cherchent que ces moments, quand l’Algérie est touché, mais le peuple Algérien ne vendra jamais son honneur aux gourous des palestiniens et aux nazis des temps modernes . Les petits merdeux à l’image de Einstein du sous développement sont des petits jeunes Kamikazes de la propagande de M6, qui essayent d’occulter le chemin hasardeux qu’il est entrains de faire mener au peuple Marocains .Ouvrir Tanger, et autres villes aux touristes, et out ce qui reste à faire, après avoir tout bradé et tout vendu . Même l ‘électricité que le pauvre marocain consomme est fourni à 60% par une société emirati Taqa . Alors que faire pour freiner le développement de l’Algérie, la solution la plus simple pour nos ennemis c’est d’investir dans le terrorisme . Cheb Khaled a été agressé au Maroc, parce que il a refusé d’être corrompu, et aucun Algérien ne pourrait cautionner l’occupation du sahara par ce régime de vendus . Un fabricant Marocain a Oujda a été liquidé, selon le journal el Khabar, et il faudrait liquider tous ces connards qui se cachent chez nos ennemis, et les traquer là ou ils seront . L’ambassadeur d’Allemagne en Algérie a déclaré, que sans l’Algérie, l’upm ne marcherait jamais, et c’est cette grandeur et cette considération qu’on nous jalouse . Nous n’avons pas les mêmes valeurs que ceux des vendus, et les lèches qui aboient pour occulter la misère de leur peuple, ce ne sont que des suceurs de sang de leurs pauvres peuples . Le Maroc d’aujourd’hui n’appartient plus hélas à son respectable peuple mais aux multinationales, grâce à l’immaturité de M6 . 15% de la population marocaine est carrément en dessous du seuil de pauvreté, c’est à dire pire que la pauvreté, et au lieu de dire la vérité sur cette souffrance et lutter pour l’améliorer, les sucettes de M6, essayent de donner une image du Maroc qui est celle du riche Makhzen, et qui ne correspond pas au très pauvre peuple du Maroc, qui lui, vous ne l’entendrez jamais sur le net, et les enlèvements par ci et par la démontrent bien cette dictature qui veille sur les pauvres Marocains . L’Algérie est loin d’être parfaite, mais l’Algérie a suffisamment d’atouts pour qu’elle ne soit pas comparé par jaloux indignes . Ce qui se passe en Algérie montre une seule chose, qu’aucune volonté ne pourrait enlever au peuple Algérien le droit de ses ambitions . Malgré l’attenta d’hier, je relève avec satisfaction que la garde républicaine a été vigilante, et la sécurité Algérienne a été vigilante, et ces merdes de terroristes n’ont pas réussi à semer la mort comme ils la voulait .Aujourd’hui, plus qu’hier je reste confiant et optimiste que la volonté Algérienne vaincra, et nous continuerons à construire une Algérie, plus forte, plus rayonnante, et qui écrasera ses ennemis par son poids économique . On laissera les autres mendier les 800 millions de dollars aux pays du golf pour amortir la hausse du pétrole qui ne fait que démarrer, car le baril dépassera les 200 dollars, et les enragés vont exploser !!!

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Union pour la Méditerranée : Un sommet du Sud sous la tente de Kadhafi
par M. Saâdoune
Les Arabes « enthousiastes » de l'Union pour la Méditerranée (UPM) ainsi que les « réservés » voire les « hostiles » se réunissent aujourd'hui, à Tripoli, pour en discuter. Le sommet « surprise » n'avait pas été annoncé préalablement. Il va regrouper les responsables des pays arabes pressentis à la participation à ce projet qui suscite, au sud, des appréciations divergentes et contradictoires. Le colonel Maamar Kadhafi va donc ouvrir sa tente pour accueillir les Présidents Abdelaziz Bouteflika, Zine El Abidine Ben Ali (Tunisie), Sidi Ould Cheikh Abdallahi (Mauritanie) ainsi que le Premier ministre marocain Abbas El Fassi. Outre ces chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'Union du Maghreb arabe, les Présidents syrien et égyptien, Bachar Al-Assad et Hosni Moubarak, sont également attendus au sommet. Une source diplomatique libyenne a donné un ordre du jour très général : « examen des questions d'intérêt commun, dont l'Union du Maghreb arabe (UMA) et l'Union pour la Méditerranée ».
Ce ne serait pas une surprise que la situation de l'UMA soit évoquée, mais ce serait tout simplement un miracle qu'un quelconque déclic puisse se faire dans l'organisation maghrébine qui se trouve en état de sommeil prolongé. Le vrai enjeu de la rencontre au sommet serait de dégager, si cela est possible, une position commune sur l'adhésion des pays arabes de la rive sud au projet de l'UPM, initié par Sarkozy et révisé par l'Union européenne. Cette position commune n'est guère évidente. Jusque-là, on a entendu des appréciations très contrastées des pays arabes. L'hôte de la rencontre, le colonel Maamar Kadhafi a déjà signifié qu'il ne sera pas présent à Paris le 13 juillet. Sur le projet de l'UPM, la Libye est d'accord « en principe » tout en l'estimant entouré de « zones d'ombres ». Alger, pour sa part, a réservé sa réponse et ne s'engage à rien. L'Algérie attend des « clarifications », a indiqué Mourad Medelci, et c'est en fonction des réponses apportées qu'elle décidera de sa position. Le chef de la diplomatie algérienne avait fait état de sa « gêne » au sujet du fait qu'il n'y avait toujours pas de projet.
Par contraste, l'Egypte, la Tunisie font figure de pays enthousiastes à l'idée de l'UPM, le premier étant assuré de la « coprésidence », le second convoitant le siège de l'union. Il y aura sans doute des discussions serrées sur la question de la participation d'Israël qui n'est pas appréhendée de la même manière par les Etats qui ont des relations avec Tel-Aviv et ceux qui s'en tiennent à la ligne du Sommet de Beyrouth d'une normalisation conditionnée au retrait des territoires occupés. A l'évidence, les approches ne sont pas communes. La seule chose sur laquelle existe un consensus est que l'Union pour la Méditerranée a été jusque-là une affaire franco-européenne exclusivement. Mais pour pouvoir lui apporter une touche « sudiste », il faudra dépasser les divisions et les divergences.
Quotidien d'Oran
par M. Saâdoune
Ce ne serait pas une surprise que la situation de l'UMA soit évoquée, mais ce serait tout simplement un miracle qu'un quelconque déclic puisse se faire dans l'organisation maghrébine qui se trouve en état de sommeil prolongé. Le vrai enjeu de la rencontre au sommet serait de dégager, si cela est possible, une position commune sur l'adhésion des pays arabes de la rive sud au projet de l'UPM, initié par Sarkozy et révisé par l'Union européenne. Cette position commune n'est guère évidente. Jusque-là, on a entendu des appréciations très contrastées des pays arabes. L'hôte de la rencontre, le colonel Maamar Kadhafi a déjà signifié qu'il ne sera pas présent à Paris le 13 juillet. Sur le projet de l'UPM, la Libye est d'accord « en principe » tout en l'estimant entouré de « zones d'ombres ». Alger, pour sa part, a réservé sa réponse et ne s'engage à rien. L'Algérie attend des « clarifications », a indiqué Mourad Medelci, et c'est en fonction des réponses apportées qu'elle décidera de sa position. Le chef de la diplomatie algérienne avait fait état de sa « gêne » au sujet du fait qu'il n'y avait toujours pas de projet.
Par contraste, l'Egypte, la Tunisie font figure de pays enthousiastes à l'idée de l'UPM, le premier étant assuré de la « coprésidence », le second convoitant le siège de l'union. Il y aura sans doute des discussions serrées sur la question de la participation d'Israël qui n'est pas appréhendée de la même manière par les Etats qui ont des relations avec Tel-Aviv et ceux qui s'en tiennent à la ligne du Sommet de Beyrouth d'une normalisation conditionnée au retrait des territoires occupés. A l'évidence, les approches ne sont pas communes. La seule chose sur laquelle existe un consensus est que l'Union pour la Méditerranée a été jusque-là une affaire franco-européenne exclusivement. Mais pour pouvoir lui apporter une touche « sudiste », il faudra dépasser les divisions et les divergences.
Quotidien d'Oran

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Kadhafi se déclare contre le projet d'Union pour la Méditerranée
TRIPOLI - Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a exprimé son refus du projet d'Union pour la Méditerranée (UPM), avertissant que celui-ci porterait atteinte à l'unité arabe et africaine, à l'ouverture d'un mini-sommet arabe, mardi à Tripoli.
"Nous sommes des pays membres de la Ligue arabe et aussi de l'Union africaine et nous ne prendrons en aucun cas le risque de déchirer l'unité arabe ou africaine. Il faut que nos partenaires (européens) comprennent bien cela", a-t-il dit.
"Si l'Europe veut coopérer avec nous, qu'elle le fasse avec la Ligue arabe ou l'Union africaine (...). Nous n'acceptons pas que l'Europe traite avec un seul groupe" de pays, a-t-il déclaré.
Mouammar Kadhafi a poursuivi: "L'UE veille sur son unité et refuse sa division et l'initiative de notre cher ami (le président français Nicolas) Sarkozy a été rejeté fermement par l'Europe. La Ligue arabe n'accepte pas également de disperser ses rangs et de détruire son unité".
Au sommet européen de mars, la France avait dû accepter que son projet se contente essentiellement de redynamiser un processus de Barcelone amorphe, et soit ainsi rebaptisé "Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée".
Le concept initial de Nicolas Sarkozy faisait participer uniquement, côté européen, les pays riverains de la Méditerranée.
Le dialogue euro-méditerranéen de Barcelone a été lancé en 1995 par l'UE en direction des pays de la rive Sud. Outre les Palestiniens, il concerne neuf pays arabes.
M. Kadhafi a qualifié par ailleurs l'UPM de "projet passager" voué à l'échec comme ceux du processus de Barcelone ou de la politique de voisinage de l'UE avec ses voisins de la rive sud de la Méditerranée.
"Tous ces projets ont échoué et sont morts (...). Nous refusons de sacrifier la Ligue arabe ou l'Union africaine pour des projets passagers", a-t-il encore dit.
Le colonel Kadhafi a par ailleurs estimé que les projets économiques promis aux pays du sud de la Méditerranée étaient un "appât" et représentaient "une sorte d'humiliation" envers ces pays.
"Nous nous sommes ni des affamés ni des chiens pour qu'ils nous jettent des os", a-t-il déclaré.
Mouammar Kadhafi était le seul à parler à l'ouverture de ce mini-sommet auquel participent également les présidents syrien Bachar al-Assad, mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi (BIEN Abdallahi), tunisien Zine El abidine Ben Ali, algérien Abdelaziz Bouteflika, et le Premier ministre marocain Abbas El Fassi.
Cette rencontre, à l'initiative de la Libye, doit examiner l'adhésion des pays arabes au projet d'UPM, lancé par le président Sarkozy et dont la proclamation est prévue le 13 juillet à Paris.
Vendredi dernier, lors d'un Forum des pays de la Méditerranée (Formed) à Alger, les pays arabes ont par ailleurs demandé des "clarifications" sur la participation d'Israël à l'UPM.
Le même jour, le président français a affirmé que la présence d'Israël ne posait "pas de problème" à des pays comme l'Egypte, la Tunisie et le Maroc.
(©AFP / 10 juin 2008 14h24)
__________________
TRIPOLI - Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a exprimé son refus du projet d'Union pour la Méditerranée (UPM), avertissant que celui-ci porterait atteinte à l'unité arabe et africaine, à l'ouverture d'un mini-sommet arabe, mardi à Tripoli.
"Nous sommes des pays membres de la Ligue arabe et aussi de l'Union africaine et nous ne prendrons en aucun cas le risque de déchirer l'unité arabe ou africaine. Il faut que nos partenaires (européens) comprennent bien cela", a-t-il dit.
"Si l'Europe veut coopérer avec nous, qu'elle le fasse avec la Ligue arabe ou l'Union africaine (...). Nous n'acceptons pas que l'Europe traite avec un seul groupe" de pays, a-t-il déclaré.
Mouammar Kadhafi a poursuivi: "L'UE veille sur son unité et refuse sa division et l'initiative de notre cher ami (le président français Nicolas) Sarkozy a été rejeté fermement par l'Europe. La Ligue arabe n'accepte pas également de disperser ses rangs et de détruire son unité".
Au sommet européen de mars, la France avait dû accepter que son projet se contente essentiellement de redynamiser un processus de Barcelone amorphe, et soit ainsi rebaptisé "Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée".
Le concept initial de Nicolas Sarkozy faisait participer uniquement, côté européen, les pays riverains de la Méditerranée.
Le dialogue euro-méditerranéen de Barcelone a été lancé en 1995 par l'UE en direction des pays de la rive Sud. Outre les Palestiniens, il concerne neuf pays arabes.
M. Kadhafi a qualifié par ailleurs l'UPM de "projet passager" voué à l'échec comme ceux du processus de Barcelone ou de la politique de voisinage de l'UE avec ses voisins de la rive sud de la Méditerranée.
"Tous ces projets ont échoué et sont morts (...). Nous refusons de sacrifier la Ligue arabe ou l'Union africaine pour des projets passagers", a-t-il encore dit.
Le colonel Kadhafi a par ailleurs estimé que les projets économiques promis aux pays du sud de la Méditerranée étaient un "appât" et représentaient "une sorte d'humiliation" envers ces pays.
"Nous nous sommes ni des affamés ni des chiens pour qu'ils nous jettent des os", a-t-il déclaré.
Mouammar Kadhafi était le seul à parler à l'ouverture de ce mini-sommet auquel participent également les présidents syrien Bachar al-Assad, mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi (BIEN Abdallahi), tunisien Zine El abidine Ben Ali, algérien Abdelaziz Bouteflika, et le Premier ministre marocain Abbas El Fassi.
Cette rencontre, à l'initiative de la Libye, doit examiner l'adhésion des pays arabes au projet d'UPM, lancé par le président Sarkozy et dont la proclamation est prévue le 13 juillet à Paris.
Vendredi dernier, lors d'un Forum des pays de la Méditerranée (Formed) à Alger, les pays arabes ont par ailleurs demandé des "clarifications" sur la participation d'Israël à l'UPM.
Le même jour, le président français a affirmé que la présence d'Israël ne posait "pas de problème" à des pays comme l'Egypte, la Tunisie et le Maroc.
(©AFP / 10 juin 2008 14h24)
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Mini-sommet arabe de Tripoli : Kadhafi «massacre» l'Union pour la Méditerranée
par M. Saâdoune
L'Europe n'a pas accepté l'Union méditerranéenne dans sa version initiale pour préserver son unité, il n'y a pas de raison que les pays arabes méditerranéens et africains acceptent de se distinguer de l'ensemble arabe et africain.
A l'ouverture du mini-sommet qu'il a accueilli, hier à Tripoli, le colonel Maamar Kadhafi n'a pas caché sa franche hostilité à l'égard du projet de l'Union pour la Méditerranée. Il a fait le parallèle avec le souci de l'UE qui a rejeté le projet initial d'Union méditerranéenne d'éviter une division entre une Europe méditerranéenne et une Europe du Nord.
La proposition d'UPM, version corrigée du premier projet, est, estime-t-il, nuisible à l'unité des ensembles arabes et africains. Le projet, a-t-il indiqué, est tout simplement un «affront» pour les pays du Sud. Le sommet auquel participent les chefs d'Etat algérien, tunisien, mauritanien et syrien ainsi que le Premier ministre marocain a enregistré la défection du président Hosni Moubarak.
Le président égyptien, selon des sources égyptiennes, ne souhaitait pas rencontrer Bachar Al-Assad avec qui il est en bisbille sur le dossier libanais. Hosni Moubarak, grand partisan de l'UPM, aurait été particulièrement refroidi par le discours véhément du chef de l'Etat libyen. «Ils nous prennent pour des idiots. Nous n'appartenons pas à Bruxelles. Notre Ligue arabe est située au Caire et notre Union africaine à Addis-Abeba. S'ils veulent coopérer, il faut qu'ils passent par Le Caire et Addis-Abeba». Le rappel de l'échec des expériences passées comme le «Processus de Barcelone» permet au chef de l'Etat libyen d'exprimer plus que de la méfiance, mais de l'hostilité pure et simple. «Ils nous jettent un hameçon pour nous entraîner dans de tels projets. C'est un affront», a déclaré le dirigeant libyen.
On aurait pu discuter d'une «offre fondée sur des valeurs et des principes comme le combat contre la maladie ou le changement climatique», mais ils viennent avec des «offres économiques parce qu'ils nous considèrent comme des affamés». Jamais un responsable arabe, y compris parmi ceux qui sont très réservés à l'égard du projet, n'a exprimé avec autant de franchise son hostilité au projet de l'UPM. Le colonel Kadhafi est d'ailleurs le seul à avoir parlé à l'ouverture du sommet destiné à examiner la question de l'adhésion à l'UPM.
Le sommet s'est poursuivi à huis clos et il paraissait improbable qu'il soit sanctionné par une déclaration ou un communiqué. Mais à travers le colonel Kadhafi, qui a déjà fait savoir qu'il ne sera pas présent au sommet de Paris le 13 juillet prochain, on aura entendu une tonalité qui ne s'encombre pas de formules diplomatiques. Et une bonne partie de ces objections hostiles n'est pas infondée. La position libyenne n'est cependant pas partagée par d'autres pays arabes qui ont leurs propres calculs. La Tunisie a une économie qui est déjà largement intégrée dans l'espace européen et Zine El Abidine a appuyé fortement le projet lors de la dernière visite de Nicolas Sarkozy.
L'Egypte dont le chef d'Etat est promis à la coprésidence de l'UPM a déjà manifesté son appui. On peut se demander d'ailleurs si l'absence de Moubarak à Tripoli ne découlait pas du fait que Le Caire savait que le colonel Kadhafi allait descendre en flammes le projet de l'UPM. Le Maroc, quant à lui, n'a pas une position très claire et il cherche à monnayer sa présence par des gains supplémentaires dans sa relation avec l'Union européenne.
La Syrie ? C'est une inconnue, mais il n'est pas impossible qu'elle participe à l'UPM pour casser par ce biais l'ostracisme dont elle fait l'objet de la part des Occidentaux. Quant à l'Algérie, elle est toujours, diplomatiquement, dans l'attente des «éclaircissements» autour d'un projet qui n'existe pas encore.
Pour ne laisser aucun doute sur ses appréciations, le colonel Maamar Kadhafi a déclaré aux journalistes que ce qui est proposé aujourd'hui n'est qu'une «répétition de Barcelone qui a échoué». «Il ne faut pas répéter les expériences qui ont grandement échoué». «Je persiste UE-Ligue arabe oui, UE-Union africaine oui», a-t-il indiqué. Conclusion logique: UE avec une partie de la Ligue et une partie de l'Afrique, c'est non. Le plus remarquable est que dans sa prestation, le colonel Kadhafi a «massacré» le projet de l'UPM sans même évoquer la question délicate et litigieuse de la participation d'Israël.
par M. Saâdoune
A l'ouverture du mini-sommet qu'il a accueilli, hier à Tripoli, le colonel Maamar Kadhafi n'a pas caché sa franche hostilité à l'égard du projet de l'Union pour la Méditerranée. Il a fait le parallèle avec le souci de l'UE qui a rejeté le projet initial d'Union méditerranéenne d'éviter une division entre une Europe méditerranéenne et une Europe du Nord.
La proposition d'UPM, version corrigée du premier projet, est, estime-t-il, nuisible à l'unité des ensembles arabes et africains. Le projet, a-t-il indiqué, est tout simplement un «affront» pour les pays du Sud. Le sommet auquel participent les chefs d'Etat algérien, tunisien, mauritanien et syrien ainsi que le Premier ministre marocain a enregistré la défection du président Hosni Moubarak.
Le président égyptien, selon des sources égyptiennes, ne souhaitait pas rencontrer Bachar Al-Assad avec qui il est en bisbille sur le dossier libanais. Hosni Moubarak, grand partisan de l'UPM, aurait été particulièrement refroidi par le discours véhément du chef de l'Etat libyen. «Ils nous prennent pour des idiots. Nous n'appartenons pas à Bruxelles. Notre Ligue arabe est située au Caire et notre Union africaine à Addis-Abeba. S'ils veulent coopérer, il faut qu'ils passent par Le Caire et Addis-Abeba». Le rappel de l'échec des expériences passées comme le «Processus de Barcelone» permet au chef de l'Etat libyen d'exprimer plus que de la méfiance, mais de l'hostilité pure et simple. «Ils nous jettent un hameçon pour nous entraîner dans de tels projets. C'est un affront», a déclaré le dirigeant libyen.
«Ils nous prennent pour des affamés»
On aurait pu discuter d'une «offre fondée sur des valeurs et des principes comme le combat contre la maladie ou le changement climatique», mais ils viennent avec des «offres économiques parce qu'ils nous considèrent comme des affamés». Jamais un responsable arabe, y compris parmi ceux qui sont très réservés à l'égard du projet, n'a exprimé avec autant de franchise son hostilité au projet de l'UPM. Le colonel Kadhafi est d'ailleurs le seul à avoir parlé à l'ouverture du sommet destiné à examiner la question de l'adhésion à l'UPM.
Le sommet s'est poursuivi à huis clos et il paraissait improbable qu'il soit sanctionné par une déclaration ou un communiqué. Mais à travers le colonel Kadhafi, qui a déjà fait savoir qu'il ne sera pas présent au sommet de Paris le 13 juillet prochain, on aura entendu une tonalité qui ne s'encombre pas de formules diplomatiques. Et une bonne partie de ces objections hostiles n'est pas infondée. La position libyenne n'est cependant pas partagée par d'autres pays arabes qui ont leurs propres calculs. La Tunisie a une économie qui est déjà largement intégrée dans l'espace européen et Zine El Abidine a appuyé fortement le projet lors de la dernière visite de Nicolas Sarkozy.
L'Egypte dont le chef d'Etat est promis à la coprésidence de l'UPM a déjà manifesté son appui. On peut se demander d'ailleurs si l'absence de Moubarak à Tripoli ne découlait pas du fait que Le Caire savait que le colonel Kadhafi allait descendre en flammes le projet de l'UPM. Le Maroc, quant à lui, n'a pas une position très claire et il cherche à monnayer sa présence par des gains supplémentaires dans sa relation avec l'Union européenne.
Jamais sans la Ligue et sans l'UA !
La Syrie ? C'est une inconnue, mais il n'est pas impossible qu'elle participe à l'UPM pour casser par ce biais l'ostracisme dont elle fait l'objet de la part des Occidentaux. Quant à l'Algérie, elle est toujours, diplomatiquement, dans l'attente des «éclaircissements» autour d'un projet qui n'existe pas encore.
Pour ne laisser aucun doute sur ses appréciations, le colonel Maamar Kadhafi a déclaré aux journalistes que ce qui est proposé aujourd'hui n'est qu'une «répétition de Barcelone qui a échoué». «Il ne faut pas répéter les expériences qui ont grandement échoué». «Je persiste UE-Ligue arabe oui, UE-Union africaine oui», a-t-il indiqué. Conclusion logique: UE avec une partie de la Ligue et une partie de l'Afrique, c'est non. Le plus remarquable est que dans sa prestation, le colonel Kadhafi a «massacré» le projet de l'UPM sans même évoquer la question délicate et litigieuse de la participation d'Israël.

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Pourquoi pas demarrer l'Union Pour la Méditerranée sans l'Algerie, la Syrie et la Libye d’abords?
Sin on consulte les medias sur l'UMP actuellement on se rend compte qu'il y a grand bruit surtout autour des trois pays, l'Algerie, la Syrie et la Libye. La dernière sortie de Kadhafi, avec ses declarations habituellement fulgurantes, y ont contribué de plus.
Malgrés beaucoup de différences ces trois pays partagent des aspects communs essentiels. Ils appartiennent tous au bloque pro-socialiste jadis dans l'orbite soviétique et actuellement en état de suspense. Après l'éffondrement de l'empire communiste, la réalité et les pressions internationales les obligent à se démarquer officiellement, partiellement de leur idéologie. Sur le terrain ils maintiennent largement des structures économiques étatiques et une politique institutionelle qui restent derrière la dynamique que connait le monde actuel. En même temps ils ont du mal de se débarasser d'une mentalité idéologique toujours contestataire, boudeuse, qui, n'ayant plus de force coloniales ni de classe capitaliste à combattre, sombre dans la constitution d'ennemis collectifs aussi fictifs soit-ils, et met le refus, le rejet comme le primat de toute reaction politique.
Dans le cas particulier de l'Algerie cette image s'aggrave avec une crise identitaire historique et profonde ainsi qu'un régime qui, ne pouvant faire face aux priorités du pays et du peuple (misère, terrorisme, émeutes, insécurité, absence de vision économique et autre, etc.) détourne l'atention sur des combats externes jouant sur le populisme et la fierté tribale. A l'Ouest on prétend toujours libérer le peuple marocain d'une monarchie oppresseuse, au Nord on exige de la France la repentante sur le temps colonial. Dans les deux cas comme sur d'autres registres, l'Algerie n'hésite pas à instrumentaliser la cause d'autres populations ou peuples comme les Sahraouis pour le Maroc ou les Palesitiens en cas de l'UPM.
Un autre trait commun de ces trois pays est leur haute instabilité politique, leur isolement diplomatique palpable et la tension de leurs relations internationales. Aucun de ces pays ne dispose de relations diplomatiques tranquilles et sereines, et si l'Algerie, après plus d'une décennie d'isolement total trébuche toujours sur les conséquences de sa propore mentalité idéologique raide (gave conflit avec le Maroc, tensions avec la France, la Russie, l'Espagne, le Mali, la Libye etc.) les deux autres pays souffrent toujours d'un isolement semblable d'embargo et des pressions des grandes puissances moniales.
La troisième caracteristique qui n'est autre que résultante de ce fond général structurel est leur incapacité, toujours, à s'adapter au temps actuel. Le reflexe pragmatique, intelligent, souple et flexible dans la recherche de solution aux problèmes et questions internes ou dans le voisinage, cède la place à des réaction rigides, polémiques, empruntes d'un esprit d'opprimé et de lutte, hélas, dépassé il y a des décennies. Et les réformes d'ouverture, surtout sur le plan économiques, mais aussi au niveau sociétal et culturel, n'arrivent pas à percer contre le béton de l'apparatchik étatique ou toute tentative de libéralisation sincère subbit des revers sévères.
On pourrait continuer ce tableau et le détailler. Finissons par une quatrième dimension tout aussi importante, ces Etats sont sous des régimes, militaires, ayant tous des coups d'etats à leur origine, et qui forment une oligarchie d'intérêts au sommet de l'Etat et qui voient dans toute réforme un chamboulement sérieux contre ses intérêts.
Dans ce sens, peu importe si d'apparence l'Algerie, la Syrie 'et la Libye ont tord ou raison, ce qui les motive va à l'encontre de toute idée de coopération pragmatique dans la région, qu'on la nomme UPM ou autre chose. L'Algerie, frappée par les émeutes et les attentats presque quotidiens, sortira toujours ses exigences de repentence et n'arrive toujours pas à se guérir de ses reflexes tribaux, la Libye est l'otage d'un chef d'Etat qui se comporte toujours comme un jeune chef de guérilla avec aucun sens pour la réalité politique, et dont l'action diplomatique reste imprévisible et peut changer de sens d'un moment à l'autre, et la Syrie enfin, pays sous haute tension, qui se trouve dans une situation extrêmement critique et reste allié de l'Iran.
Si la Tunisie et surtout l'Egypte avec son passé nassérien, partagent quand-même ce dernier aspect, ils restent des pays qui échappent actuellement aux autres caractéristiques des pays pro-socialistes arabes. Avec le Maroc et la Jordanie, ils constituent un groupe de pays ouverts aux réformes, dont les positions politiques sont impregniées de pragmatisme et qui poursuivent une communication flexible et de comprommis dans leurs interactions diplomatiques. Quelque soit la question, même celle de la coopération avec Israel, avec ces trois pays on peut trouver des issues et des réponses, et aussi commencer par prendre le torreau par les cornes au lieu de passer un temps long dans un débat idéologique et polémique, sur une question de siècle, voire éternelle. Surtout, pour rester dans l'exemple d'Israel, la question presentée comme la plus sensible, quand une partie même des palestiens eux-mêmes dialoguent avec les israeliens et leur serrent la main.
Avec ces trois pays on peut commencer l'Union Pour la Méditerranée. Pas par pas. Les autres pays peuvent suivre quand ils se sentiront prêts ou quand leurs régimes auront changé avec le temps. L'Union Européene elle-même avait démarré avec juste trois pays, et au fur de ses succès devint l'Union Européene qu'on connait actuellement..
Hoggarnews
Sin on consulte les medias sur l'UMP actuellement on se rend compte qu'il y a grand bruit surtout autour des trois pays, l'Algerie, la Syrie et la Libye. La dernière sortie de Kadhafi, avec ses declarations habituellement fulgurantes, y ont contribué de plus.
Malgrés beaucoup de différences ces trois pays partagent des aspects communs essentiels. Ils appartiennent tous au bloque pro-socialiste jadis dans l'orbite soviétique et actuellement en état de suspense. Après l'éffondrement de l'empire communiste, la réalité et les pressions internationales les obligent à se démarquer officiellement, partiellement de leur idéologie. Sur le terrain ils maintiennent largement des structures économiques étatiques et une politique institutionelle qui restent derrière la dynamique que connait le monde actuel. En même temps ils ont du mal de se débarasser d'une mentalité idéologique toujours contestataire, boudeuse, qui, n'ayant plus de force coloniales ni de classe capitaliste à combattre, sombre dans la constitution d'ennemis collectifs aussi fictifs soit-ils, et met le refus, le rejet comme le primat de toute reaction politique.
Dans le cas particulier de l'Algerie cette image s'aggrave avec une crise identitaire historique et profonde ainsi qu'un régime qui, ne pouvant faire face aux priorités du pays et du peuple (misère, terrorisme, émeutes, insécurité, absence de vision économique et autre, etc.) détourne l'atention sur des combats externes jouant sur le populisme et la fierté tribale. A l'Ouest on prétend toujours libérer le peuple marocain d'une monarchie oppresseuse, au Nord on exige de la France la repentante sur le temps colonial. Dans les deux cas comme sur d'autres registres, l'Algerie n'hésite pas à instrumentaliser la cause d'autres populations ou peuples comme les Sahraouis pour le Maroc ou les Palesitiens en cas de l'UPM.Un autre trait commun de ces trois pays est leur haute instabilité politique, leur isolement diplomatique palpable et la tension de leurs relations internationales. Aucun de ces pays ne dispose de relations diplomatiques tranquilles et sereines, et si l'Algerie, après plus d'une décennie d'isolement total trébuche toujours sur les conséquences de sa propore mentalité idéologique raide (gave conflit avec le Maroc, tensions avec la France, la Russie, l'Espagne, le Mali, la Libye etc.) les deux autres pays souffrent toujours d'un isolement semblable d'embargo et des pressions des grandes puissances moniales.
La troisième caracteristique qui n'est autre que résultante de ce fond général structurel est leur incapacité, toujours, à s'adapter au temps actuel. Le reflexe pragmatique, intelligent, souple et flexible dans la recherche de solution aux problèmes et questions internes ou dans le voisinage, cède la place à des réaction rigides, polémiques, empruntes d'un esprit d'opprimé et de lutte, hélas, dépassé il y a des décennies. Et les réformes d'ouverture, surtout sur le plan économiques, mais aussi au niveau sociétal et culturel, n'arrivent pas à percer contre le béton de l'apparatchik étatique ou toute tentative de libéralisation sincère subbit des revers sévères.
On pourrait continuer ce tableau et le détailler. Finissons par une quatrième dimension tout aussi importante, ces Etats sont sous des régimes, militaires, ayant tous des coups d'etats à leur origine, et qui forment une oligarchie d'intérêts au sommet de l'Etat et qui voient dans toute réforme un chamboulement sérieux contre ses intérêts.
Dans ce sens, peu importe si d'apparence l'Algerie, la Syrie 'et la Libye ont tord ou raison, ce qui les motive va à l'encontre de toute idée de coopération pragmatique dans la région, qu'on la nomme UPM ou autre chose. L'Algerie, frappée par les émeutes et les attentats presque quotidiens, sortira toujours ses exigences de repentence et n'arrive toujours pas à se guérir de ses reflexes tribaux, la Libye est l'otage d'un chef d'Etat qui se comporte toujours comme un jeune chef de guérilla avec aucun sens pour la réalité politique, et dont l'action diplomatique reste imprévisible et peut changer de sens d'un moment à l'autre, et la Syrie enfin, pays sous haute tension, qui se trouve dans une situation extrêmement critique et reste allié de l'Iran.Si la Tunisie et surtout l'Egypte avec son passé nassérien, partagent quand-même ce dernier aspect, ils restent des pays qui échappent actuellement aux autres caractéristiques des pays pro-socialistes arabes. Avec le Maroc et la Jordanie, ils constituent un groupe de pays ouverts aux réformes, dont les positions politiques sont impregniées de pragmatisme et qui poursuivent une communication flexible et de comprommis dans leurs interactions diplomatiques. Quelque soit la question, même celle de la coopération avec Israel, avec ces trois pays on peut trouver des issues et des réponses, et aussi commencer par prendre le torreau par les cornes au lieu de passer un temps long dans un débat idéologique et polémique, sur une question de siècle, voire éternelle. Surtout, pour rester dans l'exemple d'Israel, la question presentée comme la plus sensible, quand une partie même des palestiens eux-mêmes dialoguent avec les israeliens et leur serrent la main.
Avec ces trois pays on peut commencer l'Union Pour la Méditerranée. Pas par pas. Les autres pays peuvent suivre quand ils se sentiront prêts ou quand leurs régimes auront changé avec le temps. L'Union Européene elle-même avait démarré avec juste trois pays, et au fur de ses succès devint l'Union Européene qu'on connait actuellement..
Hoggarnews

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Date d'inscription: 08/02/2007
Algérie – UPM : Le jeu fourbe de Bouteflika
Pour les lucides:
Ainsi donc, à en croire des sources « officielles », le président Bouteflika aurait émis deux réserves à propos de la réunion de lancement du projet d’Union pour la Méditerranée (UPM), prévue le 13 juillet prochain à Paris: la participation d’Israël et le choix de la date qui coïncide avec la Fête nationale française « à l’heure où la question de la repentance empoisonne les relations algéro-françaises »
Aussi, dit-on, la participation du président Bouteflika est «plus qu’improbable».
Avancer ces arguments, c’est avoir la mémoire courte : Bouteflika a accepté OFFICIELLEMENT d’entrer dans l’UPM aux côtés d’Israël ; BOUTEFLIKA a renoncé OFFICIELLEMENT à la repentance depuis novembre 2007.
Avancer ces arguments, c’est faire le jeu de Bouteflika : si le président algérien entretient le suspens sur sa participation, c’est pour de moins nobles raisons : le manque d’enthousiasme de l’Elysée pour un troisième mandat auquel s’ajoute un état de santé défaillant.
Les faits.
Revenons à juillet 2007.
Acte 1 : Bouteflika laisse Sarkozy, à Alger, humilier l’Algérie. Le président français martèle en présence du président Bouteflika : « Je viens ici ni pour blesser ni m’excuser. Je souhaite que les Algériens prennent l’histoire de la France telle qu’elle est. Chacun porte, sur ses histoires respectives, le regard qu’il souhaite. »
Bouteflika encaisse en silence. Il sait que cette volée de bois vert est surtout adressée à lui, lui qui a demandé à la France de reconnaître ses crimes et de présenter ses excuses. Mais il n’est pas d’humeur à répliquer. Ses objectifs ont changé : l’heure est à gagner les bonnes grâces de la France et des réseaux de Sarkozy pour un troisième mandat. L’honneur national attendra. L’ordre, strict, est de ne surtout pas porter la contradiction au président Sarkozy. Il sera observé par les journalistes, comme le confirme le journal Le Monde par cette révélation : «Au cours de la conférence de presse, seul M. Sarkozy a pris la parole. Le service de presse algérien avait fait passer la consigne : pas de questions à M. Bouteflika… » Du coup, l’évènement prend des allures d’une grande abdication nationale. «Le traité d’amitié entre les deux pays n’est pas d’actualité mais du côté algérien on s’est fait une raison», conclut Le Monde.
« Bouteflika a décrété publiquement, et s'adressant à moi, que son homologue français était un «patriote», qu'il défendait son pays de la même manière que lui-même le faisait », rapporte Jean Daniel.
Acte 2 : la même journée, le tout nouveau ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, est chargé d’annoncer deux énormes concessions à Sarkozy. D’abord la renonciation à l’exigence officielle de la repentance de la France pour ses crimes coloniaux, l’Algérie se bornant désormais à « se projeter vers le futur sans effacer le passé. » Ensuite le quitus au projet d’Union méditerranéenne « pour envisager une Méditerranée de paix et de sécurité face à toutes les menaces », applaudissant à « cette idée forte de codéveloppement que le président Sarkozy a abordée, comme par exemple ce projet de mise en place d’une banque méditerranéenne qui viendrait soutenir des projets communs aux deux rives.»
Bouteflika ne pouvait ignorer que participer à l’Union méditerranéenne c’est s’assoir aux côtés d’Israël. Car l’Elysée avait bien précisé, à la veille du voyage d’Alger, que l’Etat hébreu sera membre à part entière de la nouvelle organisation. « L'objectif est bien sûr que l'Union méditerranéenne regroupe tous les pays du pourtour méditerranéen (…) et je vous confirme qu'Israël est bien un pays méditerranéen. » avait affirmé le porte-parole de l’Elysée, le 9 juillet.
Acte 3 : Le 12 juillet, c’est Bouteflika lui-même qui applaudit au « rapprochement de vision entre les deux bords de la Méditerranée » dans un message à Sarkozy à qui il rappelle que « nos récents entretiens à Alger nous ont permis de constater la concordance de nos visions et la convergence de nos approches quant aux conditions de réalisation du partenariat d’exception entre nos deux pays. »
Acte 4 : De Tunis, Sarkozy exulte. «Je crois que le président Bouteflika est devenu un ardent ambassadeur de l’union méditerranéenne », lâche-t-il, mi-narquois, lors d’un point de presse improvisé.
Un grand boulevard s’offrait à la France sur le sol algérien.
« Si le président français tient sa promesse de s'engager personnellement dans une coopération maghrébine et méditerranéenne dont l'axe serait en quelque sorte Paris-Alger, le voyage officiel d'Etat de décembre prochain de Nicolas Sarkozy à Alger pourrait déboucher sur un accord historique », prédit Jean Daniel.
Le scénario n’a pas fonctionné comme prévu. L’Elysée a traîné la patte pour un troisième mandat.
Bouteflika n’ira peut-être pas à Paris le 13 juillet. Mais cela n’aura rien à voir avec les principes, avec la participation d’Israël ou avec le choix de la date qui coïncide avec la Fête nationale française.
Pour les lucides:
Ainsi donc, à en croire des sources « officielles », le président Bouteflika aurait émis deux réserves à propos de la réunion de lancement du projet d’Union pour la Méditerranée (UPM), prévue le 13 juillet prochain à Paris: la participation d’Israël et le choix de la date qui coïncide avec la Fête nationale française « à l’heure où la question de la repentance empoisonne les relations algéro-françaises »
Aussi, dit-on, la participation du président Bouteflika est «plus qu’improbable».
Avancer ces arguments, c’est avoir la mémoire courte : Bouteflika a accepté OFFICIELLEMENT d’entrer dans l’UPM aux côtés d’Israël ; BOUTEFLIKA a renoncé OFFICIELLEMENT à la repentance depuis novembre 2007.
Avancer ces arguments, c’est faire le jeu de Bouteflika : si le président algérien entretient le suspens sur sa participation, c’est pour de moins nobles raisons : le manque d’enthousiasme de l’Elysée pour un troisième mandat auquel s’ajoute un état de santé défaillant.
Les faits.
Revenons à juillet 2007.
Acte 1 : Bouteflika laisse Sarkozy, à Alger, humilier l’Algérie. Le président français martèle en présence du président Bouteflika : « Je viens ici ni pour blesser ni m’excuser. Je souhaite que les Algériens prennent l’histoire de la France telle qu’elle est. Chacun porte, sur ses histoires respectives, le regard qu’il souhaite. »
Bouteflika encaisse en silence. Il sait que cette volée de bois vert est surtout adressée à lui, lui qui a demandé à la France de reconnaître ses crimes et de présenter ses excuses. Mais il n’est pas d’humeur à répliquer. Ses objectifs ont changé : l’heure est à gagner les bonnes grâces de la France et des réseaux de Sarkozy pour un troisième mandat. L’honneur national attendra. L’ordre, strict, est de ne surtout pas porter la contradiction au président Sarkozy. Il sera observé par les journalistes, comme le confirme le journal Le Monde par cette révélation : «Au cours de la conférence de presse, seul M. Sarkozy a pris la parole. Le service de presse algérien avait fait passer la consigne : pas de questions à M. Bouteflika… » Du coup, l’évènement prend des allures d’une grande abdication nationale. «Le traité d’amitié entre les deux pays n’est pas d’actualité mais du côté algérien on s’est fait une raison», conclut Le Monde.
« Bouteflika a décrété publiquement, et s'adressant à moi, que son homologue français était un «patriote», qu'il défendait son pays de la même manière que lui-même le faisait », rapporte Jean Daniel.
Acte 2 : la même journée, le tout nouveau ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, est chargé d’annoncer deux énormes concessions à Sarkozy. D’abord la renonciation à l’exigence officielle de la repentance de la France pour ses crimes coloniaux, l’Algérie se bornant désormais à « se projeter vers le futur sans effacer le passé. » Ensuite le quitus au projet d’Union méditerranéenne « pour envisager une Méditerranée de paix et de sécurité face à toutes les menaces », applaudissant à « cette idée forte de codéveloppement que le président Sarkozy a abordée, comme par exemple ce projet de mise en place d’une banque méditerranéenne qui viendrait soutenir des projets communs aux deux rives.»
Bouteflika ne pouvait ignorer que participer à l’Union méditerranéenne c’est s’assoir aux côtés d’Israël. Car l’Elysée avait bien précisé, à la veille du voyage d’Alger, que l’Etat hébreu sera membre à part entière de la nouvelle organisation. « L'objectif est bien sûr que l'Union méditerranéenne regroupe tous les pays du pourtour méditerranéen (…) et je vous confirme qu'Israël est bien un pays méditerranéen. » avait affirmé le porte-parole de l’Elysée, le 9 juillet.
Acte 3 : Le 12 juillet, c’est Bouteflika lui-même qui applaudit au « rapprochement de vision entre les deux bords de la Méditerranée » dans un message à Sarkozy à qui il rappelle que « nos récents entretiens à Alger nous ont permis de constater la concordance de nos visions et la convergence de nos approches quant aux conditions de réalisation du partenariat d’exception entre nos deux pays. »
Acte 4 : De Tunis, Sarkozy exulte. «Je crois que le président Bouteflika est devenu un ardent ambassadeur de l’union méditerranéenne », lâche-t-il, mi-narquois, lors d’un point de presse improvisé.
Un grand boulevard s’offrait à la France sur le sol algérien.
« Si le président français tient sa promesse de s'engager personnellement dans une coopération maghrébine et méditerranéenne dont l'axe serait en quelque sorte Paris-Alger, le voyage officiel d'Etat de décembre prochain de Nicolas Sarkozy à Alger pourrait déboucher sur un accord historique », prédit Jean Daniel.
Le scénario n’a pas fonctionné comme prévu. L’Elysée a traîné la patte pour un troisième mandat.
Bouteflika n’ira peut-être pas à Paris le 13 juillet. Mais cela n’aura rien à voir avec les principes, avec la participation d’Israël ou avec le choix de la date qui coïncide avec la Fête nationale française.

deporté75- Nombre de messages: 605
Date d'inscription: 26/03/2007
Ce commentaire est posté sur le quotidien chourouk d'algérie par un Marocain
hadj112 : maroc السلام عليكم.
ما هو الاهم و الافضل في نظركم ? التشبت بالرموز و الاوهام كالاعتدار وتوقيت المؤتمر ومشاركة اسائيل وحق الصحراوين قي تقرير المصير ام النظر الي المستقبل والاستفادة من الاخر لحل ازمة البطالة وازمة التخلف والجهل .
الشيء الوحيد الدي يخيف بعض الحكام في الضفة الجنوبية ليس هيمنة الدول الاؤربية على شمال افرقيا حيت انها تهيمن ومند زمان وانما الدي يخيفهم هو :
- 1 تكريس الدمقراطية وحقوق الانسان
- 2 فك العزلة عن شعوبهم
- 3 معرفة الحقيقة المرة التي ادت بشعوبنا الي الكارة التي نعيشها اليوم
- 4 الشفافية في المعاملات التجارية والاقتصادية
الجزائر ارادت عرقلة مشروع ضخم من اجل الحفاض على بعض المصالح الشخصية التي تهيمن عليها مجموعات صغيرة تخاف من الدمقراطية ومن الشفافية ومن الحرية.
لم يستفد الحكام في الجزائر من اخطاء الماضي في الثمانينيات كان الباب مفتوح بمصراعيه امامها للدخول الى المنظمة العالمية للتجارة و تخلفت عن الركب انظروا اليوم المشاكل والشروط المفروضة عليها لكي تنخرط في هدا المنتظم . بالامس القريب طلب المغرب من الجزائر فتح الحدود وكان الرد نفس الشروط تقريبا .
في نظري المتواضع الرئيس الجزاءيري سيشارك شخصيا في الموتمر ومن المحتمل ان يحضر كداك الي احتفالات 14 جويليه وما نسمعه اليوم ما هو الى تضليل موجه الى الاستهلاك الداخلي
hadj112 : maroc السلام عليكم.
ما هو الاهم و الافضل في نظركم ? التشبت بالرموز و الاوهام كالاعتدار وتوقيت المؤتمر ومشاركة اسائيل وحق الصحراوين قي تقرير المصير ام النظر الي المستقبل والاستفادة من الاخر لحل ازمة البطالة وازمة التخلف والجهل .
الشيء الوحيد الدي يخيف بعض الحكام في الضفة الجنوبية ليس هيمنة الدول الاؤربية على شمال افرقيا حيت انها تهيمن ومند زمان وانما الدي يخيفهم هو :
- 1 تكريس الدمقراطية وحقوق الانسان
- 2 فك العزلة عن شعوبهم
- 3 معرفة الحقيقة المرة التي ادت بشعوبنا الي الكارة التي نعيشها اليوم
- 4 الشفافية في المعاملات التجارية والاقتصادية
الجزائر ارادت عرقلة مشروع ضخم من اجل الحفاض على بعض المصالح الشخصية التي تهيمن عليها مجموعات صغيرة تخاف من الدمقراطية ومن الشفافية ومن الحرية.
لم يستفد الحكام في الجزائر من اخطاء الماضي في الثمانينيات كان الباب مفتوح بمصراعيه امامها للدخول الى المنظمة العالمية للتجارة و تخلفت عن الركب انظروا اليوم المشاكل والشروط المفروضة عليها لكي تنخرط في هدا المنتظم . بالامس القريب طلب المغرب من الجزائر فتح الحدود وكان الرد نفس الشروط تقريبا .
في نظري المتواضع الرئيس الجزاءيري سيشارك شخصيا في الموتمر ومن المحتمل ان يحضر كداك الي احتفالات 14 جويليه وما نسمعه اليوم ما هو الى تضليل موجه الى الاستهلاك الداخلي

admin- Admin
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Date d'inscription: 08/02/2007
- Message n°10
Re: Union pour la Méditerranée : l'Algérie réticente
| Plan français d’Union méditerranéenne : les pays arabes partagés Les dirigeants des pays du bassin méditerranéen et les membres de l’Union européenne se rencontreront le mois prochain à Paris afin de discuter de la pollution de la mer Méditerrané, du développement de l’énergie solaire et de projets en matière d’eau et de défense civils. La Fance est à l’initiative de la formation d’une union des pays méditerranéens ; la rencontre portera sur des sujets sur lesquels il n’y a, à priori, pas de conflits. Pourtant, la rencontre de Paris entraîne des désaccords, principalement entre les pays arabes, au sujet de la présence d’Israël dans le nouveau forum. L’Algérie et le Liban ont déjà annoncé qu’ils ne participeraient pas au forum puisqu’Israël en est membre. La Libye a également fait part de son absence, apparemment son leader, Mouammar Kadhafi, voit en son pays un des meneurs de l’Union africaine et de la Ligue arabe. La cérémonie de fondation du nouvel organisme aura lieu à Paris le 13 juillet 2008 et sera l’occasion pour les dirigeants invités aux festivités du 14 juillet, de faire acte de présence sur la scène internationale. Cette invitation est très importante pour la Syrie : d’un côté Damas ne se voit pas assise dans le même forum qu’Israël, d’un autre, le forum lui donnera la légitimité internationale qu’elle cherche. Le Maroc, la Tunisie et l’Egypte ainsi que la Mauritanie et l’Autorité palestinienne sont pour la fondation de cette union, la majorité de ces pays se sont vus accorder des fonctions : selon la proposition en vue, le quartier général de l’union sera en Tunisie et son dirigeant sera marocain. L’Egypte sera partenaire dans la direction de l’union, ainsi que des pays européens. L’aide israélien du ministre espagnole des Affaires étrangères, Ofer Bronstein, fait partie de l’équipe qui fonde l’union. Selon lui, l’Espagne soutient ce processus car il pourrait améliorer les liens entre les différents pays membres. Bronstein a indiqué que les pays du Maghreb, surtout le Maroc, souhaitaient fortement que l’union s’occupe également des sujets de l’immigration et règle le problème sans fermer les portes aux immigrés qui travaillent et envoient leur salaire dans leur pays d’origine. « Les immigrés sont le produit d’exportation de ces pays, ils leur fournissent de grosses entrées en devises étrangères », a dit Bronstein. Une autre question qui inquiète les pays arabes est la crainte que l’Union européenne ne cause « la disparition de l’identité arabe ». Afin de résoudre ce problème, la France pense proposer aux pays du Golfe, dont l’Arabie saoudite, de se joindre en tant qu’observateurs. De plus, à Paris on espère que ces pays accepteront de financer une partie des activités de l’union. Dans les pays arabes, le débat public bat son plein et les membres de l’opposition en Egypte ont déjà annoncé que selon eux, « l’union servira les intérêts d’Israël ». Un article paru dans le journal saoudien Arab News, a affirmé que le but du plan français était de trouver une solution de substitution à l’intégration de la Turquie à l’Union européenne. Le journal a également proposé une autre union à la place de la proposition française : une commission spéciale de la Ligue arabe où l’UE ainsi que les pays qui ne sont membres ni de la ligue ni de l’UE seraient représentés. Source Arrouts | |

admin- Admin
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Date d'inscription: 08/02/2007
- Message n°11
Re: Union pour la Méditerranée : l'Algérie réticente
Méditerranée : Kadhafi se déchaîne contre l'UPM
par Ali Babès
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a de nouveau rejeté mardi à Cotonou (Bénin) le projet de l'Union pour la Méditerranée, voulue par le président français Nicolas Sarkozy. Après sa spectaculaire sortie il y a une semaine à Syrte lors d'un conclave de pays arabes dont l'Algérie, le leader libyen revient cette fois-ci sur le même sujet, mais à l'ouverture du sommet de la communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD) qu'il présidait. Toujours aussi farouche et opposé à ce projet qu'il assimile à une sorte de nouveau hégémonisme franco-européen, le dirigeant libyen a déclaré qu'il allait se battre contre ce projet. «Si c'est pour liguer l'Europe et six pays d'Afrique contre tout notre continent, c'est non !», a-t-il lancé à l'ouverture du 10e sommet de la CEN-SAD, qui regroupe 25 Etats. Kadhafi ajoute qu'»au départ, le projet Sarkozy était une union entre six pays d'Afrique du Nord qui font face à la Méditerranée et six pays d'Europe avec une façade méditerranéenne. Nous étions d'accord avec cette idée. Mais ensuite c'est devenu toute l'Europe et les six pays d'Afrique du Nord, contre nos intérêts, et c'est contre ça que nous allons nous battre». Le leader libyen est en fait très clair sur ce projet que les Français veulent lancer en grandes pompes le 13 juillet prochain à Paris, avec notamment l'accord de la Syrie dont le chef de l'Etat sera présent parmi les pays qui ont cautionné ce projet de Sarkozy. Le projet de l'UPM divise les Européens, notamment les Allemands qui ne voient pas d'un bon oeil cette proposition de la France qui voudrait fédérer, au-delà de la configuration de l'UE, des pays européens et africains riverains de la Méditerranée. D'autant que la chancelière allemande est très circonspecte sur les véritables intentions d'un président français nouvellement élu, très ambitieux et visiblement manquant terriblement d'expérience. Le dirigeant libyen a bien senti ce danger, d'autant qu'il avait déjà affirmé la semaine dernière que «nous ne prendrons en aucun cas le risque de déchirer l'unité arabe ou africaine». Pour lui, «l'UPM est un appât et une forme d'humiliation» pour les pays arabes à qui on va jeter «un os à ronger» en leur donnant quelques «postes» au sein de cette UPM. En clair, il visait l'Egypte, le Maroc et d'autres pays arabes qui ont manifesté leur désir d'adhérer au projet du président français.
Pour plusieurs pays arabes riverains de la Méditerranée, une position claire et tranchée n'a pas été officiellement annoncée, alors que bruissent des échos selon lesquels autant la Tunisie que le Maroc et l'Egypte ont reçu la promesse de distribution de rôles et postes importants dans ce projet de Nicolas Sarkozy. L'Algérie, prudente, a estimé par la voix de son chef de la diplomatie que les contours de ce projet ne sont pas encore clairement établis. D'autre part, Mouammar Kadhafi a réclamé la mise en place, à partir de la capitale béninoise, et «tout de suite» d'un gouvernement de l'Union africaine (UA), remettant à plus tard son rêve des Etats unis d'Afrique. «Nous pensons qu'il faut mettre tout de suite en place un gouvernement de l'Union africaine. Les Etats unis d'Afrique viendront plus tard, c'est une idée à mûrir», a-t-il précisé. Pour lui, «ce gouvernement de l'Union (africaine) ne va en aucun cas toucher à la souveraineté des Etats. Il faut le mettre en place tout de suite sinon nous courrons à notre perte», a-t-il averti, faisant référence aux multiples défis qui menacent les Etats africains. Par ailleurs, il a sévèrement critiqué les organisations régionales africaines. «Moi, personnellement, je suis le président du Maghreb arabe», a-t-il dit au sommet du CEN-SAD, tout en précisant que «mais ça n'existe que par le nom», alors que pour la CEDEAO (Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest), il n'est pas loin de la considérer «juste comme un machin». «Des guerres éclatent ici et là et on tourne en rond. C'est une affaire pour se faire des per diem», a t-il dit.
Mouammar Kadhafi, s'il a confirmé qu'il reste attaché à ses grands projets africains, n'en a pas moins exprimé, concernant le projet d'Union pour la Méditerranée, un point de vue conforme à des configurations géopolitiques que beaucoup de pays qui avaient spontanément (ou aveuglément) adhéré au projet du président français n'avaient pas pris en compte.
par Ali Babès
Pour plusieurs pays arabes riverains de la Méditerranée, une position claire et tranchée n'a pas été officiellement annoncée, alors que bruissent des échos selon lesquels autant la Tunisie que le Maroc et l'Egypte ont reçu la promesse de distribution de rôles et postes importants dans ce projet de Nicolas Sarkozy. L'Algérie, prudente, a estimé par la voix de son chef de la diplomatie que les contours de ce projet ne sont pas encore clairement établis. D'autre part, Mouammar Kadhafi a réclamé la mise en place, à partir de la capitale béninoise, et «tout de suite» d'un gouvernement de l'Union africaine (UA), remettant à plus tard son rêve des Etats unis d'Afrique. «Nous pensons qu'il faut mettre tout de suite en place un gouvernement de l'Union africaine. Les Etats unis d'Afrique viendront plus tard, c'est une idée à mûrir», a-t-il précisé. Pour lui, «ce gouvernement de l'Union (africaine) ne va en aucun cas toucher à la souveraineté des Etats. Il faut le mettre en place tout de suite sinon nous courrons à notre perte», a-t-il averti, faisant référence aux multiples défis qui menacent les Etats africains. Par ailleurs, il a sévèrement critiqué les organisations régionales africaines. «Moi, personnellement, je suis le président du Maghreb arabe», a-t-il dit au sommet du CEN-SAD, tout en précisant que «mais ça n'existe que par le nom», alors que pour la CEDEAO (Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest), il n'est pas loin de la considérer «juste comme un machin». «Des guerres éclatent ici et là et on tourne en rond. C'est une affaire pour se faire des per diem», a t-il dit.
Mouammar Kadhafi, s'il a confirmé qu'il reste attaché à ses grands projets africains, n'en a pas moins exprimé, concernant le projet d'Union pour la Méditerranée, un point de vue conforme à des configurations géopolitiques que beaucoup de pays qui avaient spontanément (ou aveuglément) adhéré au projet du président français n'avaient pas pris en compte.

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Re: Union pour la Méditerranée : l'Algérie réticente
En Israël, la nouvelle est importante : le Maroc, considéré comme un pays ami d’Israël par le Ministère des Affaires Etrangères à Jérusalem a obtenu l’un des trois postes clés de l’Union Pour la Méditarranée. Les Israéliens avaient fait du lobbying très discret et “en solo” pour soutenir la candidature du Maroc. A Paris, dans un hôtel de luxe le Champagne va couler…Tchin, Tchin…
Revue de Presse : “Bouteflika à Paris le 13 : champagne !” un article de Caroline de Camaret dans france24.com :
“C’est une grosse prise très symbolique pour la présidence française de l’UE. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika sera présent à Paris le 13 juillet pour le sommet qui doit lancer l’Union pour la Méditerranée (UPM). Une annonce faite à la presse ce matin par le président français Nicolas Sarkozy lui-même en marge du sommet du G8, où il a rencontré son homologue algérien. C’est la fin d’un long suspense entretenu par l’Algérie, pour plusieurs motifs :
S’il était intéressé par la version initiale du plan cher au chef d’Etat français, M. Bouteflika avait été déçu par l’arrimage de ce projet à l’Union européenne (UE) dans son ensemble, et non seulement aux pays de l’UE riverains de la Méditerrannée, l’Allemagne n’ayant notamment pas voulu rester à l’écart.
L’Algérie avait fait savoir qu’elle attendait des “clarifications” sur un projet qu’elle jugeait “flou” et dont elle craint qu’il ne couvre une “normalisation rampante” avec Israël. Elle craignait d’avoir peut-être obligation de “partager” des projets avec Israël : la France l’a rassurée sur ce point.
L’Algérie a pu aussi avoir l’impression d’avoir été désavantagée par rapport à d’autres pays du Maghreb par l’ancien colonisateur français : l’Egypte qui obtient la coprésidence de l’UPM, Tunis le siège du secrétariat général et le Maroc le secrétaire général”.—
Source: http://www.france24.com
http://www.israelvalley.com/news/2008/07/08/18321/israel-euromed-satisfaction-a-jerusalem-le-maroc-va-obtenir-le-secretariat-de-l-union-pour-la-mediterranee
Revue de Presse : “Bouteflika à Paris le 13 : champagne !” un article de Caroline de Camaret dans france24.com :
“C’est une grosse prise très symbolique pour la présidence française de l’UE. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika sera présent à Paris le 13 juillet pour le sommet qui doit lancer l’Union pour la Méditerranée (UPM). Une annonce faite à la presse ce matin par le président français Nicolas Sarkozy lui-même en marge du sommet du G8, où il a rencontré son homologue algérien. C’est la fin d’un long suspense entretenu par l’Algérie, pour plusieurs motifs :
S’il était intéressé par la version initiale du plan cher au chef d’Etat français, M. Bouteflika avait été déçu par l’arrimage de ce projet à l’Union européenne (UE) dans son ensemble, et non seulement aux pays de l’UE riverains de la Méditerrannée, l’Allemagne n’ayant notamment pas voulu rester à l’écart.
L’Algérie avait fait savoir qu’elle attendait des “clarifications” sur un projet qu’elle jugeait “flou” et dont elle craint qu’il ne couvre une “normalisation rampante” avec Israël. Elle craignait d’avoir peut-être obligation de “partager” des projets avec Israël : la France l’a rassurée sur ce point.
L’Algérie a pu aussi avoir l’impression d’avoir été désavantagée par rapport à d’autres pays du Maghreb par l’ancien colonisateur français : l’Egypte qui obtient la coprésidence de l’UPM, Tunis le siège du secrétariat général et le Maroc le secrétaire général”.—
Source: http://www.france24.com
http://www.israelvalley.com/news/2008/07/08/18321/israel-euromed-satisfaction-a-jerusalem-le-maroc-va-obtenir-le-secretariat-de-l-union-pour-la-mediterranee

yacoub- Nombre de messages: 1210
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- Message n°13
Re: Union pour la Méditerranée : l'Algérie réticente
Démocratie entre deux rives
Moncef Marzouki médecin, écrivain, opposant tunisien.
QUOTIDIEN : vendredi 11 juillet 2008
On peut être pour ou contre l’Union méditerranéenne de milles façons, il n’en demeure pas moins que le projet est en soi une bonne idée. Créer une structure de rencontre entre voisins aux relations difficiles et aux cultures différentes, dessiner un nouvel espace de coopération sur des questions aussi cruciales que la protection de la nature et le développement durable : qui pourrait trouver à y redire ? Pour les intellectuels arabes et surtout maghrébins de ma génération, la création d’une maison commune permettrait enfin de réconcilier leur inné culturel arabo-musulman et leur acquis occidental.
On feint de croire que les Arabes et les Israéliens ne sont pas à couteaux tirés, ou que les chefs d’Etats arabes assis à côté d’Ehud Olmert sont représentatifs de leurs peuples. Or, la première loi enseignée par l’histoire stipule qu’on ne construit pas les unions politiques avec des partenaires en guerre larvée, et sans perspective sérieuse de paix. La deuxième loi, dont fait fi ce projet d’Union méditerranéenne, dit qu’on ne fait d’unions politiques négociées qu’entre des régimes démocratiques. Seuls de tels régimes, à l’écoute de leurs peuples, gérant le pouvoir comme une fonction temporaire et non comme un privilège qu’on ne lâchera que contraints et forcés, peuvent concéder des abandons de souveraineté et accepter librement des lois communes. Si l’unité arabe ou maghrébine est toujours un rêve, c’est à cause de l’impossibilité de réunir cette condition fondamentale, chaque dictature ne cherchant qu’à asseoir un pouvoir sans partage sur sa «propriété». On ne peut davantage unir des dictatures et des démocraties. Ce n’est pas par hasard si l’unité européenne n’a démarré qu’après la chute des régimes nazi et fasciste. L’entrée de l’Espagne ou du Portugal dans l’Union européenne n’aurait pu se faire avec des hommes tels que Franco ou Salazar. Or, voilà une bien curieuse Union qui veut réunir sous le même toit les premières démocraties de la planète et ses dernières dictatures.
Des esprits pragmatiques peuvent nous objecter ici que la politique comme la vie avance en bricolant. L’UM pourrait avancer en créant la première des conditions de son existence, à savoir la paix au Proche-Orient. On ne voit pas en quoi elle serait un meilleur cadre de négociations que tous ceux qui existent déjà. Le conflit est si profond, si complexe, que la question du cadre est tout à fait secondaire. Ce n’est pas en faisant l’UM qu’Arabes et Israéliens feront la paix, mais en faisant la paix qu’ils feront l’UM. Quid de la seconde condition ? L’UM pourrait-elle faire avancer lentement mais sûrement le processus de démocratisation sur la rive sud, et ce par la persuasion ? Si tel était le cas, nous autres démocrates arabes approuverions sans hésiter la nouvelle structure. Malheureusement, nous avons toutes les raisons de croire que, non seulement l’UM ne va pas promouvoir la démocratisation de nos pays, mais qu’elle en sera au contraire un frein.
La ville choisie, Tunis, pour en abriter le secrétariat est une cité en état de siège policier depuis 1991, où les libertés fondamentales ont cessé d’exister, où les militants des droits de l’homme sont chassés à courre par des hommes de main d’un dictateur qui se prépare, en 2009, à être élu pour la cinquième fois avec 99 % des suffrages. Lors de sa visite à Tunis au mois de juin, Nicolas Sarkozy a exprimé tout haut ce que les dirigeants occidentaux pensent tout bas. Le message implicite, reçu par les dirigeants tunisiens, était on ne peut plus clair : pour votre combat contre l’islamisme, tout vous sera pardonné, y compris votre combat contre la démocratie.
L’ardoise effacée de Kadhafi, les yeux doux à Bachar Al-Assad, Hosni Moubarak ou Abdelaziz Bouteflika, sont autant de facteurs de légitimation internationale pour des hommes qui n’ont plus depuis longtemps aucune légitimité interne. L’appui franc et massif aux pires dictatures arabes, entériné et renforcé par l’UM, n’est en fait que la continuation d’une stratégie occidentale qui a existé bien avant l’apparition du tsunami islamiste, présenté aujourd’hui comme l’explication de la frilosité d’un Occident craignant à la fois le terrorisme et le résultat d’élections libres à la palestinienne. On soutient aujourd’hui Ben Ali ou Kadhafi comme on a soutenu hier Saddam, sans états d’âme. D’où notre amusement à entendre des hommes comme Hubert Védrine appeler l’Occident, et notamment l’Europe, à cesser d’être «gentil» et «naïf» en voulant contraindre des Etats rétifs et des peuples immatures à adopter cette valeur occidentale qu’est la démocratie.
Contrairement aux idées reçues, le processus de démocratisation de nos sociétés est un fait objectif dû aux transformations sociales et technologiques, ainsi qu’à la naissance d’un fort courant d’idées, après la défaite de 1967, prônant l’appropriation par les Arabes de cette technique de gouvernement et de gestion sociale efficace qu’est la démocratie. Non seulement ses adeptes n’étaient pas une cinquième colonne de l’Occident, mais leur combat s’est développé sous le regard indifférent, voire hostile, des ambassades et des chancelleries occidentales, notamment américaines et françaises. Pire, le travail des démocrates arabes pendant trente ans, pris entre le marteau de l’islamisme et l’enclume de la dictature, a failli être entièrement détruit par l’intervention américaine en Irak, intervention qui a rendu le mot de démocratie lui-même détestable aux oreilles de millions d’Arabes. Aujourd’hui, l’UM parachève dans l’esprit de nos peuples cette image de plus en plus détestable d’un Occident cynique, aux valeurs à géométrie variable, qui déroule le tapis rouge sous les pieds des derniers dictateurs de la planète, se donnant bonne conscience en intervenant ponctuellement pour tel ou tel cas humanitaire.
L’UM, dont M. Moubarak risque d’être le coprésident et M. Ben Ali le secrétaire général, va donc rendre plus difficile la situation des démocrates arabes. Une partie de la jeunesse arabe, voyant cette nouvelle alliance entre les anciens occupants et ces véritables régimes d’occupation interne que sont les dictatures, l’interprétera comme dirigée contre leur lutte pour la seconde indépendance, et sera encore plus sensible aux arguments de l’islamisme, qui se présente comme le seul mouvement de résistance à la dictature et à l’hégémonie. Heureusement, l’UM ne risque pas de nous causer des dégâts irréversibles. Nous connaissons bien nos dictateurs pour leur faire confiance en matière de blocage et de stérilisation. Au pire, ils feront du nouveau «machin» une pompe à fric et un cadre supplémentaire pour la coopération policière, au mieux, ils en feront un édifice fermé pour congé illimité dès la fin de la séance d’ouverture.
L’idée est pourtant bonne. Elle est nécessaire pour promouvoir la paix, la stabilité et la coopération entre de vieux peuples beaucoup plus proches qu’ils ne le croient. Elle doit continuer son chemin pour devenir un jour une belle réalisation. Cela suppose qu’elle devienne l’affaire des sociétés civiles des deux rives rattrapant le gâchis des uns et des autres.
http://www.liberation.fr/rebonds/338393.FR.php
© Libération
Moncef Marzouki médecin, écrivain, opposant tunisien.
QUOTIDIEN : vendredi 11 juillet 2008
On peut être pour ou contre l’Union méditerranéenne de milles façons, il n’en demeure pas moins que le projet est en soi une bonne idée. Créer une structure de rencontre entre voisins aux relations difficiles et aux cultures différentes, dessiner un nouvel espace de coopération sur des questions aussi cruciales que la protection de la nature et le développement durable : qui pourrait trouver à y redire ? Pour les intellectuels arabes et surtout maghrébins de ma génération, la création d’une maison commune permettrait enfin de réconcilier leur inné culturel arabo-musulman et leur acquis occidental.
On feint de croire que les Arabes et les Israéliens ne sont pas à couteaux tirés, ou que les chefs d’Etats arabes assis à côté d’Ehud Olmert sont représentatifs de leurs peuples. Or, la première loi enseignée par l’histoire stipule qu’on ne construit pas les unions politiques avec des partenaires en guerre larvée, et sans perspective sérieuse de paix. La deuxième loi, dont fait fi ce projet d’Union méditerranéenne, dit qu’on ne fait d’unions politiques négociées qu’entre des régimes démocratiques. Seuls de tels régimes, à l’écoute de leurs peuples, gérant le pouvoir comme une fonction temporaire et non comme un privilège qu’on ne lâchera que contraints et forcés, peuvent concéder des abandons de souveraineté et accepter librement des lois communes. Si l’unité arabe ou maghrébine est toujours un rêve, c’est à cause de l’impossibilité de réunir cette condition fondamentale, chaque dictature ne cherchant qu’à asseoir un pouvoir sans partage sur sa «propriété». On ne peut davantage unir des dictatures et des démocraties. Ce n’est pas par hasard si l’unité européenne n’a démarré qu’après la chute des régimes nazi et fasciste. L’entrée de l’Espagne ou du Portugal dans l’Union européenne n’aurait pu se faire avec des hommes tels que Franco ou Salazar. Or, voilà une bien curieuse Union qui veut réunir sous le même toit les premières démocraties de la planète et ses dernières dictatures.
Des esprits pragmatiques peuvent nous objecter ici que la politique comme la vie avance en bricolant. L’UM pourrait avancer en créant la première des conditions de son existence, à savoir la paix au Proche-Orient. On ne voit pas en quoi elle serait un meilleur cadre de négociations que tous ceux qui existent déjà. Le conflit est si profond, si complexe, que la question du cadre est tout à fait secondaire. Ce n’est pas en faisant l’UM qu’Arabes et Israéliens feront la paix, mais en faisant la paix qu’ils feront l’UM. Quid de la seconde condition ? L’UM pourrait-elle faire avancer lentement mais sûrement le processus de démocratisation sur la rive sud, et ce par la persuasion ? Si tel était le cas, nous autres démocrates arabes approuverions sans hésiter la nouvelle structure. Malheureusement, nous avons toutes les raisons de croire que, non seulement l’UM ne va pas promouvoir la démocratisation de nos pays, mais qu’elle en sera au contraire un frein.
La ville choisie, Tunis, pour en abriter le secrétariat est une cité en état de siège policier depuis 1991, où les libertés fondamentales ont cessé d’exister, où les militants des droits de l’homme sont chassés à courre par des hommes de main d’un dictateur qui se prépare, en 2009, à être élu pour la cinquième fois avec 99 % des suffrages. Lors de sa visite à Tunis au mois de juin, Nicolas Sarkozy a exprimé tout haut ce que les dirigeants occidentaux pensent tout bas. Le message implicite, reçu par les dirigeants tunisiens, était on ne peut plus clair : pour votre combat contre l’islamisme, tout vous sera pardonné, y compris votre combat contre la démocratie.
L’ardoise effacée de Kadhafi, les yeux doux à Bachar Al-Assad, Hosni Moubarak ou Abdelaziz Bouteflika, sont autant de facteurs de légitimation internationale pour des hommes qui n’ont plus depuis longtemps aucune légitimité interne. L’appui franc et massif aux pires dictatures arabes, entériné et renforcé par l’UM, n’est en fait que la continuation d’une stratégie occidentale qui a existé bien avant l’apparition du tsunami islamiste, présenté aujourd’hui comme l’explication de la frilosité d’un Occident craignant à la fois le terrorisme et le résultat d’élections libres à la palestinienne. On soutient aujourd’hui Ben Ali ou Kadhafi comme on a soutenu hier Saddam, sans états d’âme. D’où notre amusement à entendre des hommes comme Hubert Védrine appeler l’Occident, et notamment l’Europe, à cesser d’être «gentil» et «naïf» en voulant contraindre des Etats rétifs et des peuples immatures à adopter cette valeur occidentale qu’est la démocratie.
Contrairement aux idées reçues, le processus de démocratisation de nos sociétés est un fait objectif dû aux transformations sociales et technologiques, ainsi qu’à la naissance d’un fort courant d’idées, après la défaite de 1967, prônant l’appropriation par les Arabes de cette technique de gouvernement et de gestion sociale efficace qu’est la démocratie. Non seulement ses adeptes n’étaient pas une cinquième colonne de l’Occident, mais leur combat s’est développé sous le regard indifférent, voire hostile, des ambassades et des chancelleries occidentales, notamment américaines et françaises. Pire, le travail des démocrates arabes pendant trente ans, pris entre le marteau de l’islamisme et l’enclume de la dictature, a failli être entièrement détruit par l’intervention américaine en Irak, intervention qui a rendu le mot de démocratie lui-même détestable aux oreilles de millions d’Arabes. Aujourd’hui, l’UM parachève dans l’esprit de nos peuples cette image de plus en plus détestable d’un Occident cynique, aux valeurs à géométrie variable, qui déroule le tapis rouge sous les pieds des derniers dictateurs de la planète, se donnant bonne conscience en intervenant ponctuellement pour tel ou tel cas humanitaire.
L’UM, dont M. Moubarak risque d’être le coprésident et M. Ben Ali le secrétaire général, va donc rendre plus difficile la situation des démocrates arabes. Une partie de la jeunesse arabe, voyant cette nouvelle alliance entre les anciens occupants et ces véritables régimes d’occupation interne que sont les dictatures, l’interprétera comme dirigée contre leur lutte pour la seconde indépendance, et sera encore plus sensible aux arguments de l’islamisme, qui se présente comme le seul mouvement de résistance à la dictature et à l’hégémonie. Heureusement, l’UM ne risque pas de nous causer des dégâts irréversibles. Nous connaissons bien nos dictateurs pour leur faire confiance en matière de blocage et de stérilisation. Au pire, ils feront du nouveau «machin» une pompe à fric et un cadre supplémentaire pour la coopération policière, au mieux, ils en feront un édifice fermé pour congé illimité dès la fin de la séance d’ouverture.
L’idée est pourtant bonne. Elle est nécessaire pour promouvoir la paix, la stabilité et la coopération entre de vieux peuples beaucoup plus proches qu’ils ne le croient. Elle doit continuer son chemin pour devenir un jour une belle réalisation. Cela suppose qu’elle devienne l’affaire des sociétés civiles des deux rives rattrapant le gâchis des uns et des autres.
http://www.liberation.fr/rebonds/338393.FR.php
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La religion fait peu de bien et beaucoup de mal

yacoub- Nombre de messages: 1210
Date d'inscription: 18/10/2007
- Message n°14
Re: Union pour la Méditerranée : l'Algérie réticente
L’Union pour la Méditerranée devient une réalité
Quarante-quatre pays seront représentés au plus haut niveau dimanche à Paris, pour lancer l’Union pour la Méditerranée
Un jeune Africain regarde au loin les côtes espagnoles à Gibraltar, symbole de la proximité géographique des continents européen et africain (Photo : Roca/AFP)
Le projet de l’Union pour la Méditerranée fondé sur une logique de coopération avec les pays du Sud, initié par la France, et dont le sommet s’ouvre dimanche 13 juillet à Paris, a considérablement évolué par rapport au projet initial de Nicolas Sarkozy.
« Toute la diplomatie française a été mobilisée. Les obstacles furent légion » a souligné, jeudi 10 juillet, le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner. Il a cité la nécessité de « convaincre » l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, la Turquie, « les pays du sud », et de « rappeler que la présence d’Israël était ‘naturelle’» .
D’où vient l’idée d’Union pour la Méditerranée ?
Le 7 février 2007, alors qu’il est en campagne pour l’élection présidentielle, le candidat Nicolas Sarkozy annonce de Toulon un projet de création d’une « Union Méditerranéenne » qui, insiste-t-il ce jour-là, aura « vocation à travailler étroitement avec l’Europe ». Il sait que la France assurera la présidence tournante du conseil européen dès le 1er juillet 2008 et qu’il pourra ainsi, s’il est élu, mettre au point le projet avec les autres pays européens.
À l’époque, la plupart des commentaires portent sur la Turquie, car Nicolas Sarkozy avait précisé : « C’est également dans la perspective de cette Union méditerranéenne qu’il nous faut envisager les relations de l’ Europe et de la Turquie ». Il ajoutait : « La Turquie n’a pas sa place dans l’Union européenne parce qu’elle n’est pas un pays européen.»
Mais la Turquie est un grand pays méditerranéen avec lequel l’Europe méditerranéenne peut faire avancer l’unité de la Méditerranée ». Ces propos provoqueront une réticence jamais surmontée à Ankara.
Une fois élu, Nicolas Sarkozy lance de Tanger le 25 octobre 2007 un vibrant appel, construit en forme d’ode, « aux peuples de la Méditerranée qui n’arrivent pas à sortir des cycles infernaux de la vengeance et de la haine ». «À tous les Méditerranéens qui rêvent de paix et de fraternité, qui ne voient partout que la guerre de tous contre tous, à tous les Méditerranéens pétris de tolérance et d’humanisme et qui se désespèrent de ne rencontrer que l’intolérance et l’intégrisme, je viens dire qu’il n’est plus temps de parler mais d’agir », s’exclame-t-il.
C’est ensuite « l’appel de Rome » du 20 décembre 2007, lancé par Nicolas Sarkozy, Romano Prodi et José Luis Zapatero, respectivement chefs des gouvernements italien et espagnol, qui formalise l’initiative. Ils invitent l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement des pays riverains de la Méditerranée et des pays de l’Union européenne, à se réunir lors d’un sommet le 13 juillet à Paris. L’objectif selon eux est de mettre au point « une union de projets » à géographie variable, sur l’eau, la dépollution de la Méditerranée ou encore des autoroutes au Maghreb.
Pourquoi ce projet a-t-il rencontré des oppositions ?
Immédiatement après ce discours de Tanger qui, souligne un diplomate français « a fait vibrer le cœur sud de la Méditerranée », les tensions entre Nicolas Sarkozy, la Commission européenne et le Parlement européen sont mises au grand jour : reproche est fait au chef de l’État français de consacrer l’échec du processus de Barcelone, consacré à la coopération Nord-Sud au sein de l’Union européenne.
En outre, à chaque voyage, que ce soit à Alger ou à Tunis, le chef de l’État précise que les pays du nord de l’Europe, donc l’Allemagne, sont exclus de son projet qui ne concerne que les riverains de la Méditerranée. En février, Berlin fait publiquement connaître sa forte réticence. Il faudra attendre le 3 mars 2008 pour qu’un « compromis » soit conclu à Hanovre entre Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel. Désormais, le projet s’appellera « Union pour la Méditerranée » et il « n’exclura personne » au sein de l’Union.
Dix jours plus tard, lors d’un sommet à Bruxelles, le projet est repris à son compte et modifié par les Vingt-Sept pays de l’Union. Il s’agit désormais de renforcer le processus de Barcelone, qui définissait déjà depuis 1996 le cadre des relations entre l’Union européenne et les pays de la rive sud.
Sur quoi s’est-on recentré ?
« Un comité de pilotage » a été mis en place à l’hôtel Marigny, en face de l’Élysée, sous la direction de l’ambassadeur Alain Le Roy pour réfléchir à des projets concrets. Le 13 juillet au soir, c’est le vœu formulé à l’Élysée, « Nous aimerions que quelques premiers projets à vocation régionale, la dépollution de la Méditerranée, la mer la plus sale du monde, l’énergie, ou encore l’accès à l’eau potable… » L’Union devrait également plaider pour la création d’« autoroutes de la mer » qui amélioreraient la fluidité du commerce entre les deux rives.
L’Union européenne (UE) soutient également le renforcement de la coopération euroméditerranéenne en matière de protection civile, d’autant plus importante que le bassin méditerranéen est exposé à un risque grandissant de catastrophes naturelles, lié au réchauffement climatique. Enfin, elle prône le développement rapide d’un « plan solaire méditerranéen ».
Nicolas Sarkozy devrait en outre évoquer « la paix dans la Méditerranée », profitant de la venue de presque tous les chefs d’État de la Mare nostrum, dont certains dirigent des pays toujours officiellement en guerre ou aux liens diplomatiques très distendus.
Quarante-quatre pays seront représentés au plus haut niveau dimanche à Paris, pour lancer l’Union pour la Méditerranée
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Le projet de l’Union pour la Méditerranée fondé sur une logique de coopération avec les pays du Sud, initié par la France, et dont le sommet s’ouvre dimanche 13 juillet à Paris, a considérablement évolué par rapport au projet initial de Nicolas Sarkozy.
« Toute la diplomatie française a été mobilisée. Les obstacles furent légion » a souligné, jeudi 10 juillet, le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner. Il a cité la nécessité de « convaincre » l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, la Turquie, « les pays du sud », et de « rappeler que la présence d’Israël était ‘naturelle’» .
D’où vient l’idée d’Union pour la Méditerranée ?
Le 7 février 2007, alors qu’il est en campagne pour l’élection présidentielle, le candidat Nicolas Sarkozy annonce de Toulon un projet de création d’une « Union Méditerranéenne » qui, insiste-t-il ce jour-là, aura « vocation à travailler étroitement avec l’Europe ». Il sait que la France assurera la présidence tournante du conseil européen dès le 1er juillet 2008 et qu’il pourra ainsi, s’il est élu, mettre au point le projet avec les autres pays européens.À l’époque, la plupart des commentaires portent sur la Turquie, car Nicolas Sarkozy avait précisé : « C’est également dans la perspective de cette Union méditerranéenne qu’il nous faut envisager les relations de l’ Europe et de la Turquie ». Il ajoutait : « La Turquie n’a pas sa place dans l’Union européenne parce qu’elle n’est pas un pays européen.»
Mais la Turquie est un grand pays méditerranéen avec lequel l’Europe méditerranéenne peut faire avancer l’unité de la Méditerranée ». Ces propos provoqueront une réticence jamais surmontée à Ankara.
Une fois élu, Nicolas Sarkozy lance de Tanger le 25 octobre 2007 un vibrant appel, construit en forme d’ode, « aux peuples de la Méditerranée qui n’arrivent pas à sortir des cycles infernaux de la vengeance et de la haine ». «À tous les Méditerranéens qui rêvent de paix et de fraternité, qui ne voient partout que la guerre de tous contre tous, à tous les Méditerranéens pétris de tolérance et d’humanisme et qui se désespèrent de ne rencontrer que l’intolérance et l’intégrisme, je viens dire qu’il n’est plus temps de parler mais d’agir », s’exclame-t-il.
C’est ensuite « l’appel de Rome » du 20 décembre 2007, lancé par Nicolas Sarkozy, Romano Prodi et José Luis Zapatero, respectivement chefs des gouvernements italien et espagnol, qui formalise l’initiative. Ils invitent l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement des pays riverains de la Méditerranée et des pays de l’Union européenne, à se réunir lors d’un sommet le 13 juillet à Paris. L’objectif selon eux est de mettre au point « une union de projets » à géographie variable, sur l’eau, la dépollution de la Méditerranée ou encore des autoroutes au Maghreb.
Pourquoi ce projet a-t-il rencontré des oppositions ?
Immédiatement après ce discours de Tanger qui, souligne un diplomate français « a fait vibrer le cœur sud de la Méditerranée », les tensions entre Nicolas Sarkozy, la Commission européenne et le Parlement européen sont mises au grand jour : reproche est fait au chef de l’État français de consacrer l’échec du processus de Barcelone, consacré à la coopération Nord-Sud au sein de l’Union européenne.En outre, à chaque voyage, que ce soit à Alger ou à Tunis, le chef de l’État précise que les pays du nord de l’Europe, donc l’Allemagne, sont exclus de son projet qui ne concerne que les riverains de la Méditerranée. En février, Berlin fait publiquement connaître sa forte réticence. Il faudra attendre le 3 mars 2008 pour qu’un « compromis » soit conclu à Hanovre entre Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel. Désormais, le projet s’appellera « Union pour la Méditerranée » et il « n’exclura personne » au sein de l’Union.
Dix jours plus tard, lors d’un sommet à Bruxelles, le projet est repris à son compte et modifié par les Vingt-Sept pays de l’Union. Il s’agit désormais de renforcer le processus de Barcelone, qui définissait déjà depuis 1996 le cadre des relations entre l’Union européenne et les pays de la rive sud.
Sur quoi s’est-on recentré ?
« Un comité de pilotage » a été mis en place à l’hôtel Marigny, en face de l’Élysée, sous la direction de l’ambassadeur Alain Le Roy pour réfléchir à des projets concrets. Le 13 juillet au soir, c’est le vœu formulé à l’Élysée, « Nous aimerions que quelques premiers projets à vocation régionale, la dépollution de la Méditerranée, la mer la plus sale du monde, l’énergie, ou encore l’accès à l’eau potable… » L’Union devrait également plaider pour la création d’« autoroutes de la mer » qui amélioreraient la fluidité du commerce entre les deux rives.L’Union européenne (UE) soutient également le renforcement de la coopération euroméditerranéenne en matière de protection civile, d’autant plus importante que le bassin méditerranéen est exposé à un risque grandissant de catastrophes naturelles, lié au réchauffement climatique. Enfin, elle prône le développement rapide d’un « plan solaire méditerranéen ».
Nicolas Sarkozy devrait en outre évoquer « la paix dans la Méditerranée », profitant de la venue de presque tous les chefs d’État de la Mare nostrum, dont certains dirigent des pays toujours officiellement en guerre ou aux liens diplomatiques très distendus.
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| Julia FICATIER |
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yacoub- Nombre de messages: 1210
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- Message n°15
Re: Union pour la Méditerranée : l'Algérie réticente
L'Europe doit privilégier
les pays du Maghreb
10/07/2008 | Mise à jour : 11:08 |
Commentaires
3 .

Crédits photo : Le Figaro
Denis MacShane, l'ancien ministre britannique des Affaires européennes de Tony Blair, aujourd'hui député travailliste, incite la France à convaincre les autres membres de l'Union européenne d'accorder une plus grande attention à la rive sud de la Méditerranée.
Faut-il désormais réduire la géopolitique à des acronymes ? On connaissait déjà l'Otan, l'UE, l'OMC. Plus récemment, les habitués de Davos ont parlé de la montée en puissance des Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine).
L'Europe peut aussi choisir de diriger son attention vers les MAT le Maroc, l'Algérie et la Tunisie , les trois pays du Maghreb qui en sont les plus proches géographiquement, mais aussi du fait de leur langue et de leurs intérêts communs. Il y a deux types de nonistes en Europe. Ceux qui, comme les Irlandais aujourd'hui ou les Français hier, ont dit non à l'Europe. Et ceux qui, se désignant comme de bons Européens, opposent un non à toute idée novatrice concernant l'Europe. Lorsque le président Sarkozy a proposé la création d'une Union méditerranéenne, les sages de Bruxelles et de Berlin n'ont pas manqué de rechercher dans leur dictionnaire des raisons de dire non. Comme le notait La Rochefoucauld : « Le bon naturel qui se vante d'être si sensibleest souvent étouffé par le moindre intérêt ». Pourtant, rien ne pourrait faire plus de bien à l'Europe que de s'engager de manière constructive, intelligente et durable aux côtés des trois États MAT.
Berlin et Bruxelles ont répondu avec hostilité à l'initiative du président Sarkozy. Cependant, l'Europe a besoin de ce type de coup diplomatique pour afficher son élan, son leadership et faire oublier son suivisme et sa politique étrangère, faite du plus petit dénominateur commun susceptible d'émerger des réunions du Conseil européen.
Le processus de Barcelone fut lancé en 1995. Treize ans plus tard, ses résultats sont peu tangibles à l'exception de l'accord intervenu entre le Royaume-Uni et l'Espagne au sujet de Gibraltar. Sur des thèmes aussi fondamentaux que le Moyen-Orient, Chypre, le veto de la Grèce à l'encontre de la Macédoine ou encore l'hostilité d'États de l'Union européenne, telles que la Roumanie et l'Espagne, à l'égard du Kosovo, la politique euroméditerranéenne a produit plus de communiqués de presse que de changements concrets dans les comportements et les mentalités.
À l'inverse de ce qui se produisit avec l'entrée réussie de la Mitteleuropa dans l'Union européenne et avec le décollage de la Pologne, de la Hongrie et des États baltes, Bruxelles et les dirigeants européens n'ont porté qu'une faible attention aux MAT.
Il est vrai que les trois nations du Maghreb se heurtent à des problèmes majeurs. Les difficultés que rencontre l'Algérie sont trop longues à lister. La Tunisie se rapproche sans doute le plus, dans le monde nord-africain, du modèle d'un État qui cantonne l'islam au domaine de la foi et non du politique. Des femmes y sont ministres et la Tunisie a un revenu per capita plus élevé que celui d'États dans les Balkans comme la Serbie, l'Albanie et la Macédoine, qui revendiquent pourtant leur candidature à l'entrée dans l'UE.
Avec son nouveau roi, le Maroc a expérimenté une phase de renouveau mais, comme la Tunisie et l'Algérie, il reste incapable de rompre avec l'approche autoritaire de la politique qui ressemble à celle qui prévalait en Corée ou à Taïwan il y a 25 ans ou que connaissent certains pays d'Amérique latine aujourd'hui. Cependant, faut-il juger les pays MAT selon la même grille de lecture que celle réservée à la Suède ou à la Suisse contemporaine ?
L'Europe doit prendre pleine conscience de la pression permanente qu'exercent dans et sur ces États les forces islamistes conservatrices, réactionnaires à l'extrême, qui cherchent à détruire les droits existants et à introduire un État taliban dans lequel le fondamentalisme religieux étoufferait toute liberté.
On peut ne pas aimer l'administration Uribe en Colombie mais, mise à part l'extrême gauche, personne ne souhaiterait la voir remplacée par les assassins, les kidnappeurs et les narcotrafiquants que sont les FARC. De la même manière, si Amnesty International et Reporters sans frontières ont raison de critiquer les gouvernements au pouvoir dans les MAT, l'Europe devrait avoir l'honnêteté politique de reconnaître que l'alternative que représenterait une idéologie islamiste et djihadiste au pouvoir à Alger, Tunis ou Rabat, serait bien pire.
L'Europe serait mieux avisée de demander à l'Algérie de mieux dépenser les 100 millions de dollars de réserves de change provenant des revenus énergétiques du pays, pour développer une économie de marché plus moderne et pour recycler une partie de l'argent récolté grâce à la flambée du prix du pétrole en Europe. L'approche plus ouverte affichée par le Maroc et la Tunisie à l'égard d'Israël et leur langage plus tolérant vis-à-vis des Juifs, qui contrastent avec ceux qui sévissent au Caire et à Damas, devraient aussi recevoir des encouragements.
Enfin, la création d'une zone de libre-échange entre les pays MAT pourrait intervenir comme une ultime gratification, en lieu et place des frontières closes qui séparent l'Algérie et le Maroc et rappellent l'hostilité économique qui prévalait entre les nations européennes avant la création du marché commun. Certes, les échanges, le commerce et la création d'emplois pour les plus démunis ne permettent pas à eux seuls de résoudre les divergences politiques. Néanmoins, ils aident à alléger les tensions. Les trois pays pourraient devenir des paradis pour le tourisme européen.
La France doit convaincre ses partenaires européens de se tourner vers les MAT. Aucun premier ministre britannique, par exemple, ni même un ministre de haut rang, ne se soucie de rendre visite aux capitales du littoral sud-ouest de la Méditerranée. Les visites politiques, les échanges économiques et la reconnaissance des contraintes que subissent les gouvernements locaux face à leur population en colère et à la menace que pose l'islamisme fondamentaliste ne vont pas suffire à rapprocher les MAT de l'Europe. Mais la possibilité d'une coopération, d'un partenariat et d'un respect mutuel peut faire évoluer au mieux les esprits et les comportements.
La France a peut-être cherché à faire des MAT son domaine réservé. Elle a des liens uniques et forts avec l'Afrique du Nord. Nicolas Sarkozy, en proposant l'Union méditerranéenne, a cherché à inviter l'Europe entière à relever ce nouveau défi, celui d'aboutir, dans les prochaines décennies, à une européanisation soft des pays du bassin austral de la Méditerranée. Un pari risqué. Oui, mais l'autre option, celle des pays MAT qui ne connaîtraient ni le développement ni la démocratie, est pire. Aujourd'hui, l'Europe doit faire face à la pression de l'immigration, celle des millions d'Africains qui rêvent de venir partager notre richesse. La meilleure réponse consiste à démontrer que la création de richesses et la justice sociale peuvent naître en Afrique. Et il n'y a pas de meilleur endroit pour commencer qu'avec nos voisins africains les plus proches. Nicolas Sarkozy a dû revoir à la baisse ses ambitions sur le projet d'Union méditerranéenne. Mais la France a eu raison de se montrer ambitieuse. Les pays MAT méritent aussi le soutien de Bruxelles et des 26 autres capitales européennes.
les pays du Maghreb
10/07/2008 | Mise à jour : 11:08 |
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Crédits photo : Le Figaro
Denis MacShane, l'ancien ministre britannique des Affaires européennes de Tony Blair, aujourd'hui député travailliste, incite la France à convaincre les autres membres de l'Union européenne d'accorder une plus grande attention à la rive sud de la Méditerranée.
Faut-il désormais réduire la géopolitique à des acronymes ? On connaissait déjà l'Otan, l'UE, l'OMC. Plus récemment, les habitués de Davos ont parlé de la montée en puissance des Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine).
L'Europe peut aussi choisir de diriger son attention vers les MAT le Maroc, l'Algérie et la Tunisie , les trois pays du Maghreb qui en sont les plus proches géographiquement, mais aussi du fait de leur langue et de leurs intérêts communs. Il y a deux types de nonistes en Europe. Ceux qui, comme les Irlandais aujourd'hui ou les Français hier, ont dit non à l'Europe. Et ceux qui, se désignant comme de bons Européens, opposent un non à toute idée novatrice concernant l'Europe. Lorsque le président Sarkozy a proposé la création d'une Union méditerranéenne, les sages de Bruxelles et de Berlin n'ont pas manqué de rechercher dans leur dictionnaire des raisons de dire non. Comme le notait La Rochefoucauld : « Le bon naturel qui se vante d'être si sensibleest souvent étouffé par le moindre intérêt ». Pourtant, rien ne pourrait faire plus de bien à l'Europe que de s'engager de manière constructive, intelligente et durable aux côtés des trois États MAT.
Berlin et Bruxelles ont répondu avec hostilité à l'initiative du président Sarkozy. Cependant, l'Europe a besoin de ce type de coup diplomatique pour afficher son élan, son leadership et faire oublier son suivisme et sa politique étrangère, faite du plus petit dénominateur commun susceptible d'émerger des réunions du Conseil européen.
Le processus de Barcelone fut lancé en 1995. Treize ans plus tard, ses résultats sont peu tangibles à l'exception de l'accord intervenu entre le Royaume-Uni et l'Espagne au sujet de Gibraltar. Sur des thèmes aussi fondamentaux que le Moyen-Orient, Chypre, le veto de la Grèce à l'encontre de la Macédoine ou encore l'hostilité d'États de l'Union européenne, telles que la Roumanie et l'Espagne, à l'égard du Kosovo, la politique euroméditerranéenne a produit plus de communiqués de presse que de changements concrets dans les comportements et les mentalités.
À l'inverse de ce qui se produisit avec l'entrée réussie de la Mitteleuropa dans l'Union européenne et avec le décollage de la Pologne, de la Hongrie et des États baltes, Bruxelles et les dirigeants européens n'ont porté qu'une faible attention aux MAT.
Il est vrai que les trois nations du Maghreb se heurtent à des problèmes majeurs. Les difficultés que rencontre l'Algérie sont trop longues à lister. La Tunisie se rapproche sans doute le plus, dans le monde nord-africain, du modèle d'un État qui cantonne l'islam au domaine de la foi et non du politique. Des femmes y sont ministres et la Tunisie a un revenu per capita plus élevé que celui d'États dans les Balkans comme la Serbie, l'Albanie et la Macédoine, qui revendiquent pourtant leur candidature à l'entrée dans l'UE.
Avec son nouveau roi, le Maroc a expérimenté une phase de renouveau mais, comme la Tunisie et l'Algérie, il reste incapable de rompre avec l'approche autoritaire de la politique qui ressemble à celle qui prévalait en Corée ou à Taïwan il y a 25 ans ou que connaissent certains pays d'Amérique latine aujourd'hui. Cependant, faut-il juger les pays MAT selon la même grille de lecture que celle réservée à la Suède ou à la Suisse contemporaine ?
L'Europe doit prendre pleine conscience de la pression permanente qu'exercent dans et sur ces États les forces islamistes conservatrices, réactionnaires à l'extrême, qui cherchent à détruire les droits existants et à introduire un État taliban dans lequel le fondamentalisme religieux étoufferait toute liberté.
On peut ne pas aimer l'administration Uribe en Colombie mais, mise à part l'extrême gauche, personne ne souhaiterait la voir remplacée par les assassins, les kidnappeurs et les narcotrafiquants que sont les FARC. De la même manière, si Amnesty International et Reporters sans frontières ont raison de critiquer les gouvernements au pouvoir dans les MAT, l'Europe devrait avoir l'honnêteté politique de reconnaître que l'alternative que représenterait une idéologie islamiste et djihadiste au pouvoir à Alger, Tunis ou Rabat, serait bien pire.
L'Europe serait mieux avisée de demander à l'Algérie de mieux dépenser les 100 millions de dollars de réserves de change provenant des revenus énergétiques du pays, pour développer une économie de marché plus moderne et pour recycler une partie de l'argent récolté grâce à la flambée du prix du pétrole en Europe. L'approche plus ouverte affichée par le Maroc et la Tunisie à l'égard d'Israël et leur langage plus tolérant vis-à-vis des Juifs, qui contrastent avec ceux qui sévissent au Caire et à Damas, devraient aussi recevoir des encouragements.
Enfin, la création d'une zone de libre-échange entre les pays MAT pourrait intervenir comme une ultime gratification, en lieu et place des frontières closes qui séparent l'Algérie et le Maroc et rappellent l'hostilité économique qui prévalait entre les nations européennes avant la création du marché commun. Certes, les échanges, le commerce et la création d'emplois pour les plus démunis ne permettent pas à eux seuls de résoudre les divergences politiques. Néanmoins, ils aident à alléger les tensions. Les trois pays pourraient devenir des paradis pour le tourisme européen.
La France doit convaincre ses partenaires européens de se tourner vers les MAT. Aucun premier ministre britannique, par exemple, ni même un ministre de haut rang, ne se soucie de rendre visite aux capitales du littoral sud-ouest de la Méditerranée. Les visites politiques, les échanges économiques et la reconnaissance des contraintes que subissent les gouvernements locaux face à leur population en colère et à la menace que pose l'islamisme fondamentaliste ne vont pas suffire à rapprocher les MAT de l'Europe. Mais la possibilité d'une coopération, d'un partenariat et d'un respect mutuel peut faire évoluer au mieux les esprits et les comportements.
La France a peut-être cherché à faire des MAT son domaine réservé. Elle a des liens uniques et forts avec l'Afrique du Nord. Nicolas Sarkozy, en proposant l'Union méditerranéenne, a cherché à inviter l'Europe entière à relever ce nouveau défi, celui d'aboutir, dans les prochaines décennies, à une européanisation soft des pays du bassin austral de la Méditerranée. Un pari risqué. Oui, mais l'autre option, celle des pays MAT qui ne connaîtraient ni le développement ni la démocratie, est pire. Aujourd'hui, l'Europe doit faire face à la pression de l'immigration, celle des millions d'Africains qui rêvent de venir partager notre richesse. La meilleure réponse consiste à démontrer que la création de richesses et la justice sociale peuvent naître en Afrique. Et il n'y a pas de meilleur endroit pour commencer qu'avec nos voisins africains les plus proches. Nicolas Sarkozy a dû revoir à la baisse ses ambitions sur le projet d'Union méditerranéenne. Mais la France a eu raison de se montrer ambitieuse. Les pays MAT méritent aussi le soutien de Bruxelles et des 26 autres capitales européennes.
La religion fait peu de bien et beaucoup de mal







