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Algérie-Maroc » Les déportations / Souvenirs / Réçits » Marocains d'Algérie / Algériens du Maroc » HOMMAGES A NOS PARENTS

HOMMAGES A NOS PARENTS

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1HOMMAGES A NOS PARENTS Empty HOMMAGES A NOS PARENTS le Dim 8 Juil - 15:29

admin"SNP1975"

admin
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RECIT DE VIE



Un Rifain au F.L.N: Houari Benallal raconte


Houari Benallal est un Marocain né à Oran, en Algérie, en 1929. Il a été le fondateur d’une cellule de résistance algérienne dans la région de l’Oranais, à une époque où la résistance organisée était basée seulement dans la capitale, Alger, et les montagnes de l’Aures. Houari Benallal fait partie d’une famille originaire du Rif, de la tribu Beni Chiker. Son père a participé à la lutte armée aux côtés d’Abdelkrim Khatabi. En 1925, il décide de quitter sa région natale pour émigrer vers Oran. Selon Benallal, à cette époque, Oran était l’eldorado. Dans le Rif, il n’y avait que la misère et la désolation. Après avoir passé son enfance dans une école coranique, Benallal fonde un petit commerce à Oran et achète un camion avec lequel il fait de bonnes affaires. Ayant donc fondé en 1953 une cellule de résistance avec quatre Marocains dont deux ont disparu pendant la guerre d’indépendance d’Algérie, il a été arrêté et torturé par la police française, puis condamné à cinq ans de prison, faute de preuves. Gracié par le Général de gaulle après avoir passé trois ans et demi en détention, il devient la cible de l’organisation terroriste l’OAS qui était contre l’indépendance de l’Algérie.



Comment en êtes-vous arrivé à devenir un résistant en Algérie ?


JE suis né en Algérie en 1928 à Signa un petit village proche d’Oran. Mon père avait décidé de quitter le Rif pendant la guerre avec les Espagnols. Après des études à l’école coranique, j’ai travaillé avec mon père, puis j’ai fondé un petit commerce à Oran. Ensuite, j’ai pu avoir un poste dans les ponts et chaussées, grâce à une intervention. J’étais responsable du service automobile. Un jour, un chauffeur algérien a pris une voiture pour son service personnel. Je l’ai sanctionné. Comme il n’a pas digéré qu’un Marocain le sanctionne, il a commencé à dire que j’étais un fellaga, un terroriste. Je suis devenu le premier fellaga dans le service... Alors, j’ai décidé d’acheter un camion et de travailler pour mon propre compte. C’est à cette époque que j’ai décidé de créer une cellule à Oran. Nous étions cinq Marocains dont mon frère qui était chauffeur de bus et avait une connaissance de l’armement parce que c’était un ancien militaire. Moi-même j’ai passé mon service militaire chez les deuxièmes tirailleurs algériens, en 1955. Les opérations que j’ai faites ne prévoyaient pas des assassinats, seulement des actes de sabotage. Au début, nous n’avions même pas d’armes. C’est un peu plus tard que j’ai pu me procurer des armes que j’ai acheminées de Sidi Belabbas.


D’où provenaient les armes ?


On ne savait rien à ce sujet. Ce sont des rencontres entre deux hommes, pas plus, qui nous permettaient de recevoir les instructions.


Pourquoi révéler maintenant toutes ces vérités ?


C’est la demande d’indemnisation des Marocains expulsés d’Algérie qui m’a poussé à m’exprimer sur ce sujet. Les Algériens ont expulsé les Marocains avec brutalité. Il y a eu des couples qui ont été séparés de force. En plus des insultes... Une vraie épuration ! Je voulais rappeler le rôle de cinq Marocains dans la résistance algérienne.


Comment vous est venue l’idée de fonder une cellule de la résistance ?


Nous étions cinq amis proches, à Oran. Nous avions décidé de participer à la résistance algérienne pour aider nos frères Algériens dans leur lutte contre le colonialisme français. Je me suis dit que les résistants sont des gens comme nous, alors pourquoi ne pas commencer, de notre propre initiative, à Oran ? Nous avons décidé de sacrifier notre vie pour la cause. Parmi les cinq de notre groupe, trois sont morts dans les combats. Il y a eu deux étapes à Oran. Dans la première, nous étions seuls à agir. Dans la deuxième, nous sommes devenus membres du FLN. La première opération que nous avions faite, c’était dans une rue commerçante où nous avions brûlé tout un marché, rue de la révolution. Nous avions utilisé un pistolet de peinture à compresseur que nous avions rempli d’essence. Nous avions commencé par enduire les magasins d’essence avant de jeter dessus le feu et de nous enfuir. Toute la ville avait été secouée par notre action. La deuxième opération que nous avions menée, c’était dans le quartier résidentiel français. Nous avions volé une traction avant pour brûler les voitures stationnées devant une célèbre boite de nuit appelée Darmand qui se trouvait à côté d’une fabrique de bière. Nous avions utilisé la même méthode pour brûler deux rangées de voitures. Après cette opération tout le monde a été terrorisé à Oran. De ces cinq Marocains, j’étais le seul qui était à l’aise financièrement. Les autres étaient de simples travailleurs. Nous financions nous mêmes les opérations. Un membre de notre groupe a été expulsé d’Algérie vers le Maroc, après sa sortie de prison.


Quelles sont les opérations qui ont échoué, s’il y en a ?


Une grande opération a échoué car la voiture est tombée en panne. J’avais planifié d’attaquer un autocar qui transportait des aviateurs français du camp Mougin. Nous avions décidé de l’attaquer au moment où il s’arrêterait à un passage à niveau. Le jour de l’opération, la voiture qui transportait le groupe est tombée en panne. Le groupe qui était chargé de l’opération a été arrêté. Si cette opération avait réussi, les Français auraient massacré tous les détenus de notre groupe d’Oran. Celui qui a avoué sous la torture qu’il envisageait d’attaquer le car des aviateurs a été abattu sur place.


Vous agissiez toujours seul ?


Toujours avec les quatre Marocains... Une fois, nous avions décidé d’attaquer une sentinelle à la Kasbah où se trouvait une prison. Nous avions planifié de forcer un barrage et de dérober les deux mitrailleuses des gardes. Mais une fois arrivés sur les lieux, les gardes étaient devant un poteau. Nous ne pouvions pas les atteindre de la voiture. La deuxième fois qu’on a essayé de la faire, ils ont vite armé leurs mitrailleuses et ont commencé à tirer sur nous, alors que nous prenions la fuite.


Et quand la résistance s’est organisée à Oran ?


C’est un Marocain dénommé Moulay qui travaillait comme peintre en bâtiment qui m’a contacté un jour, en me proposant d’aller chez quelqu’un, à la villa Halima, qui était le lieu de rencontre provisoire de la résistance. Ce quelqu’un, c’était Abdelwahab Telmssani, le chef de la résistance à Oran. Une fois chez Telmssani, Moulay m’a révélé son identité et sa fonction. Les deux hommes ont vite proposé de coordonner leur action avec la mienne. Ils m’ont nommé adjoint du chef de la résistance à Oran, chargé de l’action sur le terrain. Le côté politique relevait de Telmssani. Moulay et Telmssani ont été condamnés à mort en 1959, mais ils ont été graciés par De Gaulle au même moment où j’ai été gracié, moi, après avoir passé 3 ans de prison.


Comment étiez-vous traité lors de la détention ?


Vous ne pouvez imaginer ce qu’on a enduré de tortures dans les locaux de la police et chez les « Paras » français. On vous torture jusqu’à l’effondrement. La chose la plus horrible est l’électrocution sur les testicules. Puis, ils nous emmenaient à l’hôpital pour recommencer à nous torturer. Moi, personnellement, ils m’ont tellement torturé pour leur « balancer » l’organisation... Et comme j’étais un dur, ils ont décidé de me liquider. Une fois, en me transportant dans une jeep, deux militaires ont essayé de me jeter sur la route pour m’envoyer une rafale de mitraillette, mais comme je comprenais bien ce qu’ils disaient, je me suis vite roulé sous la jeep pour déjouer leur plan... C’était des pieds noirs qui détestaient tout ce qui est arabe. Je ne sais pas comment j’ai pu résister à cette torture, je me disais que j’étais mort sans aucun doute. En prison, nous étions gardés par des CRS armés de mitrailleuses. Leurs chefs leur avaient donné pour consigne de tirer au moindre mouvement.


Comment vous est venue l’idée de rentrer au Maroc ?


Au lendemain de l’indépendance, j’ai entendu qu’on inscrivait les gens pour leur donner une carte nationale. Au bureau de police, un Algérien m’a refusé le dépôt de mon dossier parce que j’étais Marocain. En plus, nous étions tout le temps harcelés par la police qui nous insultait. Parfois ils nous disaient : « vous, les Marocains, rentrez chez vous ». Cette haine des Marocains, je l’ai constatée depuis mon enfance. L’expulsion des Marocains après la marche verte n’est qu’un exemple. Pendant la colonisation, les Français n’embauchaient pas les Algériens car ils étaient des bras cassés, tandis que les Marocains avaient une réputation de travailleurs. Petit à petit, j’ai vendu ma maison et tout ce que je possédais car j’avais le sentiment qu’un jour ils allaient nous expulser. J’ai dû attendre plusieurs mois avant d’avoir une autorisation pour quitter le territoire en 1967 et m’installer définitivement avec ma famille au Maroc.

recueillis par M. El Hamraoui Lereporter.ma

http://www.marocainsdalgerie.net

2HOMMAGES A NOS PARENTS Empty Re: HOMMAGES A NOS PARENTS le Dim 8 Juil - 15:30

admin"SNP1975"

admin
Admin
Ne pas rire , ne pas déplorer , ne pas détester , mais de comprendre. (spinoza)

Mémoire d'un Marocain d'Algérie


Récit d'une déportation

Nous sommes le mois de décembre 1975 et ça coïncide avec la fête de l'Aid el Kébir. Un camarade de classe m'interpelle. Il m'informe que la police me demande . La famille est pour sa part déjà détenue. Je n'ai même le temps de retourner en classe pour récupérer mes cahiers.Mon cartable est en effet à la maison. Je quitte le collège au vu au su de tous le monde pendant la récréation. Je me sens choqué et humilié. Je monte dans le fourgon de la police. Un policier m'y dit :" vous partez au Maroc pour insulter le roi Hassan 2." Nous faisons partie de la dernière vague des expulsés. J'arrive dans un commissariat rempli de personnes promises à la déportation. La situation peut être qualifié de dramatique. Les enfants pleurent . Il fait froid . Cette scène indigne qu'horrifie. Un jeune policier que je connais est présent. J'entre au commissariat , car les gens sont à ce point nombreux qu'ils débordent les alentours dans une cohue indescriptible. Est ce à telle enseigne que l'on finit à les placer dans des garages. J 'entre à cet endroit et donne un coup de coude à ce policier de ma connaissance. Mon père intervient pour me défendre. Le policier répond par une double agression : physique et verbale. Il fait un croche pied à mon père le qualifié de **. Mon frère aîné Hassan accoure et frappe le policier d'une façon répétée. Il lui assène coup de poing et coup de tête. Mon frère est ceinturé ; isolé et passé à tabac. Il sort ensanglanté. Non expulsable la décision de lui faire suivre le même sort que beaucoup de marocains est prise. Il est fouillé. L'on trouve par devers lui un permis de conduire . Ce document algérien lui est retiré ; déchiré et jeté en morceau à sa face. Un voisin s'émeut de ce drame et proteste en guise de réponse il a reçu de la part d'un policier un coup de poing fatal en plein visage. à telle point qu'il s'est retrouvé avec des dents cassées. Je reconnais que c'était la seule personne qui avait protesté. Au fait c'est un proche de la famille. à suivre.



mon email : kimou-75@hotmail.fr

Cette personne protestataire est un proche à ma famille. En guise de réponse il reçoit de la part d'un policier un coup de point en plein visage. Ce dernier s'est retrouvé avec des dents cassées. Nous sommes donc embarqués dans des mini-bus de couleur bleue de marque belge Van-Hool. Nous sommes acheminés à la frontière algéro- marocaine. Nous y arrivons la nuit. Au poste frontière algérien il y a beaucoup de policiers. Il ya beaucoup de familles en pleurs. Je m'occupe pour ma part de ma soeur Bouchera qui n'a que six mois et est donc encore en langes. Je tente a m'extirper de cette cohorte sans fin pour rejoindre le poste frontière marocain. Un policier m'intercepte cependant et me refait entrer dans le rang. Il m'intime l'ordre d'y demeurer. La raison invoquée est que la fouille concerne aussi Bouchera. Le bébé qu'elle est alors est supposé porteur d'argent et de bijoux dissimulés dans les langes. En fait nous ne transportons aucun objet de valeur. Nous n'avons que quelques couvertures et quelques draps pour nous couvrir du froid que nous traînons dans de gros sacs en tissu. Cependant et en dépit du bon sens Bouchera est tout de même dévêtue de ses langes. Nous arrivons donc au poste frontière marocain. les gens y font de nouveau la queue pour les formalités administratives d'entrée. Pour se réchauffer des feux sont allumés spontanément par les déportés. Le croissant rouge marocain distribue un peu de pain et de lait. Mon frére Hassan reprend l'attitude qu'il avait eu de l'autre côté de la frontière. Il proteste contre les conditions d'attente. Un policier intervient alors et le menace de le molester. J'ai peur et retiens mon frére par la main je lui fait entendre que nous avions déjà notre part de violence subie. Il ne nous appartient pas de récidiver. Le lendemain, nous arrivons à Oujda.

Le lendemain nous sommes acheminés à Oujda . C'est une grande ville
distante de la frontière algérienne d'environ10 km . Nous sommes provisoirement accueillis dans la cour d'une école primaire dans laquelle ont été montées un nombre important de tentes . La situation s'y prête . Il s'agit en effet d'une période des vacances scolaire . J'ai alors l'occasion d'y rencontrer mes camarades de classe . j'y vois en effet Karim(1) . Ce dernier est originaire du quartier nègre (Grabat) de Ain Témouchent . Nous jouons dans la même équipe de football . La veille nous avions marqué un but contre l'équipe adverse du lycée Chiekh El Ibrahimi . J'y rencontre Mimoun . C'est un garçon blond , originaire du Rif marocain dont sa famille possède une crémerie à Ain Témouchent . J'y vois également deux frères : Abdelkader et Boumédiéne . Ils sont déportés alors que leurs parents eux restent en Algérie . Il s'agit à n'en pas douter d'un drame . Des familles sont en effet disloquées par cette tragédie . Pour notre part nous ne restons pas à l'école d'Oujda . Nous sommes en effet propriétaire d'un appartement à Mohammedia distante de Casablanca d'environ 20km . Mon grand père maternel y a lui même séjourné en son temps . Cette demeure est acquise par Maman au cours des années soixante dix . C'est pourquoi un accord a été vite trouvé avec les autorités locales qui ne nous retiennent guère . Un titre de transport nous est fourni . Dés vingt et une heures nous partons à bord d"un train en direction de Mohammedia . Ma mère refuse de prendre place en seconde classe . Elle choisit d'emblée la première classe . Un contrôleur la tance . Devant ses protestation véhémentes de déportés , ma mère parvient cependant à imposer son choix au représentant des chemins de fer chérifiens . Arrivés à Mohammedia , nous nous installons chez mon grand père maternel . Mon père trouve sur place un travail dans une grande usine du nom de Licoma . C'est un établissement qui fabrique des (jeans) pour l'exportation . Mon frére aîné trouve un emploi dans une autre usine . Notre intégration est donc réussie par rapport aux autre expulsés . A titre d'exemple , nous avons besoin à un moment donné de lait pour ma soeur Bouchera . Ce sont les collègues de mon père qui , dans un geste de solidarité organisent une quête pour l'achat du lait . Cependant , notre niveau s'affaisse . nous étions habitués à vivre dans l'aisance jusqu'alors . Nous connaissons pourtant dés lors les difficultés d'une vie modeste . Ma mère ne veut pas vivre au Maroc . Le régime du roi Hassan II s'investit beaucoup dans l'intégration des déportés . Des personnes qui , en Algérie n'avaient jamais travaillé , se voient offrir un emploi . Il n'est cependant nullement aisé de répondre aux attentes de quarante mille familles en même temps . L'on s'efforce de loger le plus grand nombre de gens . L'on emploi un certain nombre de personnes jeunes de sexe mâle dans la police auxiliaire . L'on distribue des bons d'alimentation . D'autres sont embauchés dans des usines . D'autres encore partent en Belgique et en Hollande . Ils bénéficient des dispositions de l'ordonnance de 1944 qui donnent le droit à la nationalité française aux marocains nés en Algérie française . Pour notre part , nous ne pensons pas à cette possibilité . Je suis alors inscrit dans une classe de troisième . six mois plus tard je rejoins ma mère en Algérie . Maman n'a pas résisté au Maroc puisque elle avait des biens immobiliers a Ain Temouchent . Suite (2).

1-Je cite des prénoms parce que on avaient le nom SNP( sans nom patronymique).
2- La suite elle sera publié prochainement dans un livre qui s'intitule ( Mémoire d'un Maroqui d' Algérie

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3HOMMAGES A NOS PARENTS Empty Re: HOMMAGES A NOS PARENTS le Dim 8 Juil - 15:32

admin"SNP1975"

admin
Admin
Camion benne 1975 est l'histoire de ces marocains déportés d'Algérie en 1975 dans des camions bennes . Ces derniers ont été jeté à la frontiére Algéro-Marocaine comme on jette du sable.

Témognage d'un déporté de sidi belabbés.
Auteur: sidi belabbes



Bonjour.

Bien voila un message bien difficile à écrire en ce qui me concerne ,je sais que l'histoire a été injuste envers moi et envers les autres .
Cette histoire m'a coûté de murire sans celle dont l'amour débordait dans notre inoubliable maison
ou je n'ais jamais manqué de tendresse .
Celle qui aimait l'eau froide du puit près duquel souvent de rêve en rêve les larmes aux yeux ,je la revoie me laver en chantant .
Celle qui me protégait du froid et de la chaleur d'été celle que je n'oublie jamais ma chère maman ,
Quant à l'inoubliable ami le fidèle dont l'amitié me semble aujourdhui éternelle l'ami des années noirs qui est mon père reste désormais protéger à jamais dans mon petit coeur.


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SNP 1975
Auteur: sidi belabbes
Date: le 04 février 2007 à 13h34

La ville de sidi bel abbes ou j'ai appris à marché n'est désormais qu'un vague souvenir
un souvenir qui me honte sans cesse dans mes longues nuits ou je revoie souvent des visages
défilés dans un lit fumant de fièvre d'où je me lève en criant .
Cette histoire a modifié ma vie longtemps j'ai demeuré malade que ce soit à paris ou à heidelberg j'ai vécu vaincu le regard vers le sole éprouvant le besoin de fumer ,je marche en compagnie du mal
qui me range en silence moi dont le destin a été imposé pour rien.
Aujourd'hui l'homme que je suis n'est plus le même ,j'ai vécue pour rien jusqu'à entendre tuer mon frère de trois balle dans le corps .
Voila l'héritage que me doit le pays ou je suis né.

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4HOMMAGES A NOS PARENTS Empty Re: HOMMAGES A NOS PARENTS le Dim 8 Juil - 15:33

admin"SNP1975"

admin
Admin
Après Mémoire d'un Marocain d'Algérie je vous laisse avec ce récit émouvant qui me viens d'un auteur qui s'appelle MOSTAGANEM 1975
.

.


Le grand départ

Mon histoire est simple: reniée par le pays de ma mère qui m’a vu naître, j’ai dû le quitter pour me retourner vers celui de mon père. Par un triste matin, je suis partie laissant loin, derrière moi, ma terre natale,ma famille et une partie de moi: mon enfance. J’ai pris le chemin qui mène vers ce pays qu’on m’a dit être le mien. Et c’est ainsi qu’un jour, j’ai franchi la frontière avec l’intention d’adopter mon nouveau pays , le Maroc, un bagage en main bien léger mais un cœur lourd d’amertume et de tristesse.

La femme au voile blanc

J’ai accompli les formalités policières et douanières algériennes, puis j’ai embrassé ma famille, avant de partir, côté marocain . Sur le chemin, je me retournais de temps à autres pour faire des signes d’adieu . Ma famille était là et répondait à mes signes A un moment je ne voyais plus, que ma mère. Les autres membres de la famille étaient allés probablement se mettre à l’abri du soleil, mais ma mère était toujours là ,seule, debout, derrière une barrière, entourée d’hommes armés. elle ne me faisait plus de signes. Elle me regardait m’éloigner. J’avançais vers mon destin, non sans me retourner sans cesse pour regarder encore une fois celle dont la séparation me brisait le cœur. Elle était toujours là. Des larmes baignaient mon visage . Aujourd’hui, encore je revois l’image de cette femme en voile blanc, debout derrière une barrière peinte en rouge, elle me regardait partir progressivement, tout autour des policiers et des militaires mitraillette à l’épaule. Elle était la seule femme à cet endroit. Arrivée presque au poste marocain, je me suis retournée une dernière fois, la femme au voile blanc était encore là. J’avais hâte de quitter cet endroit et d’oublier l’image de cette femme qui me regardait de loin. J’ai accompli en quelques minutes les formalités marocaines. En sortant du bâtiment, la femme au voile blanc n’était plus là. Elle était partie et qui sait peut être pour toujours. Je me suis éloignée d’une cinquantaine de mètre du poste de police pour attendre, adossée à un arbre, qu’un taxi arrive. Je ne regardais plus du côté de la frontière. Je haïssais cet endroit, je haïssais ces barrières, ce mur qui portait l’inscription :‘halte douane ‘ je haïssais ces hommes en uniformes de part et d’autres de la frontière, et tout le paysage depuis la sortie de Maghnia et jusqu’à la rentrée d’Oujda. Tout pour moi était maudit.
Plus tard, je saurai que la femme au voile blanc m’avait quitté, ce jour là , pour toujours. Ma mère est décédée quelques années plus tard sans que je puisse la revoir.

Souvent, il m’arrive de rêvasser, de voir cet endroit autrement: une frontière invisible, une frontière sans traumatismes ni larmes, une frontière où l’on ne s’arrêterait que pour expliquer à nos enfants , pour leur dire: à cet endroit, à une triste époque, des hommes, des femmes, des enfants ont pleuré leur douleur, ont pleuré leur souffrance et leur déchirement, ont pleuré leur séparation avec des êtres chers, une frontière où, marocains et algériens viendraient commémorer ensemble cette triste épisode de l’histoire de deux pays frères. Ils viendraient pour se rappeler et pour se dire : [u]plus jamais ça!

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5HOMMAGES A NOS PARENTS Empty Re: HOMMAGES A NOS PARENTS le Dim 8 Juil - 15:34

admin"SNP1975"

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Auteur Nezouh


ZOUJ BGHAL

salam à tous,

il y a une vingtaine d'années, ma grand-mère paternelle allait très mal, on attendais que Dieu La rappelle à Lui. Ma tante vivant en algérie et mariée avec un algérien, ne pouvait pas venir voir sa mère qu'elle n'avait pas vu depuis une dizaines d'années! Elle vivait à Alger. Donc mon père n'a pas trouvé d'autre moyens que de faire venir ma tante en france, puis mon père ma tante et moi, nous avons pris la voiture et nous sommes allé jusqu'à Melilia, ensuite , mon père a donné des sous à un vieux monsieur pour faire croire que ma tante était sa femme et qu'elle était de nador, afin qu'elle passe la douane sans problèmes! elle est entrée à pied, clandestinement, et nous, nous sommes passé par la frontière normalement, en voiture. Nous avions récupéré ma tante plus loin, sans problèmes. Puis , pour le retour, mon père a fait passé ma tante par la frontière, par les rochers, les montagnes, grâce à des taxis clandestins! elle a mis 2 jours pour arriver chez elle!!!!!! alors que tout le monde sait qu'entre la première ville algérienne et oujda il n'y a qu'une vingtaine de kilomètres! sans compter le trajet alger/paris, puis le trajet paris/oujda en voiture!!! J'ai trouvé ça vraiement dégueulasse!!! surtout pour assister aux adieux de sa maman qu'elle n'avait pas vu depuis des années, elle a pu enterrer sa mère au moins!!! Maintenant elle vit entre l'algérie et la mauritanie, donc quand elle veut venir à oujda elle part de la mauritanie........

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6HOMMAGES A NOS PARENTS Empty Re: HOMMAGES A NOS PARENTS le Dim 8 Juil - 15:35

admin"SNP1975"

admin
Admin
TOUTES CELLES ET A TOUS CEUX....
bouba

Je m'apprêtais à quitter le Maroc pour aller poursuivre mes études en France, quand je vis Oujda se remplir de gens égarés, perdus les pensées enfuies...
Des gens dont le principal grief est de ne pas avoir du sang pur, du sang Algérien.
Mais que connaissaient ils du Maroc, pour la plupart, ils n'y ont jamais vécus parfois même jamais séjourné.
Qu'importe Boiumedienne voulait punir à travers eux son ennemi héréditaire Hassan.
Boumediene voulait rendre la monnaie aux Marocains pour avoir osé récupérer le Sahara sans lui donner une part du gâteau.
Oui il osé punir ce peuple de Marocain qui l'avait accueilli à Oujda même, base retranchée de ses combats nocturnes contre le colonisateur.
C'est ainsi qu'on récompense un peuple qui a tant donné pour la libération d'un pays frère.
Un juge, un seul tranchera, il est unique demain devant Dieu, tu rendras des comptes devant Dieu et en face de milliers personnes jetés à travers une frontière

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7HOMMAGES A NOS PARENTS Empty Re: HOMMAGES A NOS PARENTS le Dim 8 Juil - 15:43

admin"SNP1975"

admin
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RECIT D'UN DEPERTE DE HAMMAM BOUHADJAR
.

ايها القيمون على هدا المنبر اقول انكم كنتم السبب في ايقاظ هده المشاعر الاليمة التي لم اكن اعتقد انها بهدا الح

وبهدهلحراره لعدة اعتبارات سياتي الحديث عنها لاحقا.. ادن وحتى اكون مخلصا في شهادتي وبارا وامينا مع التاريخ وحتى اك اون طليق العبارة قريب المعنى اخترت اللغة العربية كوسيلة للتعبير وان كنت اعلم جازما ان اللغة مهما بلغت دروة معانيها وبلاغة مفرداتها فلن تفي لدلك اليوم من دلك الشهر من تلك السنة حقه لان الحدث جلل و المصيبة اعظم.....يتبع
من اين ابدا وكيف اسوق الكلام و العبارات.لقد اختلطت علي المشاهد و تشابكت فيما بينها الاحداث حتي اني لم اعد اعرف من اين اركب زورق هذه الرحلة....هذه المغامرة.انها فوضى الصور.على كل حال ساترك زورقي يبحر..ساتركه يزحف فانا قد دفعني شموخي وكبريائي و عزمي على خوض هذا الجنون بلا مجداف..بدون احترام الاولويات..بدون مرعاة الاسبقية و بدون الالتزام بقواعد السرد الاكاديمية....فبسم الله مجراها و مرساها...يتبع
تعالى اخي محمد نركب سويا دروب الماضي الغريق نتدبر انفاسه..نحصي نفحاته و اهاته و نتفقد فناء منزلنا الكبير "كرمات الكرموس".."الكوري".."البولايي" و "الكوشة".اتذكر يا محمد يا اخي العزيز "الكوشة" كم كان خبزها لذيذا احسن من "البلانجي".و"الدالية" التي كنا نستظل تحتها في وقت "الساهل" نحتسي الشاي جميعا "حنى يامنة..الحاج..الحاجة..ميلودة..ربيعة و احمد" وتحت المائدة قط او اثنين...يكاد مشهد القطط يتكرر عند كل وجبة و في كل جلسة.لقد كان كل شئ متماسكا... الانسان والانسان و الانسان و الحيوان و الخير فراشا و غطاء ...يتبع

تلك ايام تداولناها.تلك ايام خسرناها..تلك ايام انهار فيها مستقبلنا و هوى -كجلمود صخر حطه السيل من عل-...."اديو
الحانوت".."اديو البقري".."اديو اطوفوكس"و ايها "القش" الثمين.كمشة رمل لا نعرف عن سر حباتها شيئا و لا عن حيثيات فصولها فصلا اتت كالطوفان فجرفت الامل و الحقت بالحلم الهزيمة و جردتنا الا من وفاظ ما حملته تلك "الكابة" و تلك "الفليزا " في تلك الليلة و الناس مصطفون على الرصيف..على طول الرصيف يهتفون "السلك..السلك".كمشة رمل تداعت فكنا الضحية و كنا "الضريبة"و كنا من دفغ الثمن....

اين كنت انا في تلك العشية..في ذلك الخضم من"الغاشي" الذي كان يملئ جنبات الدار.اي زاوية كنت محشو فيها و كيف كان قلبي و شعوري.اكنت ارفل فرحا للسفر ( ) على حسب نية الصغر البريئة التي لا تعي عواقب الامور ام كنت مذهولا ضائعا في وسط النحيب و الوداع...كيف كنت يا انا.. اخبرني اين كانت قدمك.و انت يا محمد يا رفيق عمري كيف كان احساسك في ذلك المساء.لم يسبقلي ابدا ان سالتك و ان كنت اشك انك كنت مثلي مزهوا متشوقا للذهاب.لم نكن مكترثين بالامر يا اخي و لنقولها صراحة.لم نكن ابهين بوقع النازلة على الحاج و الحاجة و على الاسرة كلها.لم نكن مخلصين لدموع ربيعة "مسكينة" و هي ذاهبة ل"تموشنت"تخبر يمينة بان الطوفان قد لحق و موعد الرحيل قد حان ...

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8HOMMAGES A NOS PARENTS Empty Re: HOMMAGES A NOS PARENTS le Dim 8 Juil - 15:47

admin"SNP1975"

admin
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MOURIR DE SOUFFRANCE
Je ferais mon mieux,car cela fait longtemps. J'ai ete deporte a l'age de 20 ans, j'ai ete embarque par la police parce que je portais un passeport marocain. La police ma amene a chateau neuf(Oran) ou j'ai ete photographie ,ils ont pris mes empreintes digitales et mesure ma hauteur et mon crane.
Puis apres j ai ete embarque vers une caserne de CRS a Gambetta ou sainte Eugene. Jai essaye de demander pourquoi j'ete arrete , malheureusement leur reponse etait "ferme ta bouche que dieu maudisse ta religion"<< bela3 in3al dine rabak>>, plus beaucoup d'autres insultes. Une fois dans cette maudite caserne, j'ai ete choque de voire tous ces marocains, ils nous humilaient tous les jours, on nous faisaient gratter le parterre tous les jours et toujours des insultes.
Parmis nous il y avait un homme qui voulez se tuer,car ils l'ont arrache de sa boulangerie et ses cinq enfants et sa femme n'etaient pas avec lui, car sa femmes etait Algerienne. Le pauvre homme etait en detresse tres choque pour ses enfants. Une semaine apres ,ils nous ont monte dans des cars direction maroc. Pendant ce trajet ces policiers chantaient et dansaient et tiraient en l'air avec leurs revolveres.
La chose la plus triste , c'est que les cars sont passes devant notre maison.
Nous sommes arrives a Margnia pres de la frontiere tard le soir, là ba ils nous ont debarque dans une autre caserne de police ou nous avons ete questionne et humilie encore plus.
Plus tard nous avons ete derige vers la frontiere marocaine ou nous avons ete accueilli par la police.
La premiere chose que le policer marocain nous a demande , c'est nos papiers qui malheureusement ils nous ont confisque. La seule identite que je possedais c'etait mon passeport. Finalement ils nous ont mis dans des cars qui nous ont amene a Oujda. On se retrouve une autre fois dans un autre camps qui n'etait pas different de de celui d'Algerie.
Les gens qui connaissaient le maroc et avaient de la famille,des que les interrogations faites ils étaient libres de partir. Les gens qui devaient partir vers des villes tres loin, ont passe la nuit dans cette caserne ,ou simplement dans ce lieu reserve pour les gens expulses ou rapatries. Ce lieu etait la ou il y a aujourd'hui souk melila. Moi aussi j'ai passe la nuit laba , et plusiuers autres nuits, car j'avais pas ou aller et cette fois-ci encore pire je suis sans papiers, mon passeport m'a ete confisque.
Enfin pour ce moment c'est tout ce que je peux vous raconter. Demain si Dieu veut je vous raconte la suite qui n'est pas tres bonne
. Merci a tous pour vous Admin ,Sabria le deporte et tout le monde concerne et veut lire mon histoire. Je suis vraiment touche. Mon histoire est toute la verite pas un mensonge

LURCHAR



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9HOMMAGES A NOS PARENTS Empty Re: HOMMAGES A NOS PARENTS le Lun 19 Nov - 17:02

admin"SNP1975"

admin
Admin
Auteur mémoire 54

Je ne voulais jamais parler de cette expérience malheureuse que mon père a vécue.

Mais il est de mon devoir de crier certaines vérités pour que l'histoire n'oublie pas.

Cela se passe en 1949, mon père Marocain d'origine avait trouvé un travail dans ce qu'on appelait à l'époque Colom bechar.

Se révoltant devant les injustices faites aux Algériens, il avait pris la décision de rentrer dans la résistance pour que dit il le Maghreb se libère du joug du colonialisme et pour que le peuple algérien frère retrouve sa dignité.
Il fut dénoncé et les autorités Françaises lui ont demandé de quoi il se mêlait et qu'il avait 48 heures pour préparer ses affaires et rentrer chez lui au Maroc.
Il devait abandonner son épouse et ses deux enfants en bas âge car les français dans leur générosité humaine lui avait permis de laisser ses enfants et son épouse sur place, le temps qu'il s'installe au Maroc.
Mon père atterrit à Oujda et plus précisément dans un village frontalier avec l'Algérie, là il retrouvera tous les Algériens moudjahiddines que le Maroc avait accueilli.
Il restera longtemps avec ses Algériens dont il était si proche et continua sa lutte clandestine depuis le Maroc pour la libération du pays frère.

Retraité en 1975 dans la ville d’Oujda, il fut affronté à une terrible désillusion, il vit ce qu'il ne souhaitait jamais revivre, l'expulsion de ses frères Marocains du pays frère Algérien.
Sa première réaction était des flots de larmes continues.
Comment ce pays à qui il avait tout donné pouvait se comporter de la sorte avec ses frères Marocains.
Comment des dirigeants, ceux là mêmes qu'il avait connu à Oujda et qu'il avait aidé pouvaient agir de la sorte.
Les Français lui avaientt accordé 48 heures de répit, ils lui avaient permis de garder ses enfants sur place.
Aujourd'hui les dirigeants Algériens chassent sans ménagement.
Ceci mon père ne pouvait jamais l’admettre, il mourut quelque temps après avec cette amertume.Que dieu ai son âme, il demandera certainement des comptes à frère Boumediene...[/b][/i]

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10HOMMAGES A NOS PARENTS Empty Re: HOMMAGES A NOS PARENTS le Lun 19 Nov - 17:25

admin"SNP1975"

admin
Admin
Auteur Memissa

LA QUESTION EN QUESTION

[b]De nature chui po tres curieuse et comme par hasard depuis que j ai debarque dans ce forum voila bientot 4 mois y a une tite question qui n arrete po de me tarauder l esprit et que j aimerais bien vous poser si ce n est trop indiscret de ma part, mais bon vous avez le libre choix de me repondre comme ne po me repondre (it s your choice).


[b]COMMENT AVEZ VOUS DECOUVERT LE FORUM "MAROCAINS EXPULSES D ALGERIE"


Ne vous inquietez po en ce qui me concerne je suis disposez a vous faire part de ma propre decouverte.

Il vous suffit bien sur de me preter attention et suivre attentivement mon recit dans son moindre detail. Un conseil ce temoignage n est po recommande aux ames sensibles et Dieu seul sait 0h!!!!!!!! combien vous etes nombreux dans ce forum.

Ce forum ne m a po ete recommande, je l ai par contre recommande ce n est qu une pure coincidence. Rassurez vous je ne le regrette po, bien au contraire je me rejouis de cette decouverte qui m a donne une occasion d or de me joindre a vous et faire partie de vos membres et me donnez l occasion de vous parlez a coeur ouvert comme je le fais d ailleurs a l heure actuelle des choses.

Aujourd hui je definis ma souffrance par mon passe, l imaged un passe revolu s est dresse devant mes yeux me rappelant la periode de mon enfance et mon adolescence avec ses evenements tantot agreables et tantot desagreables.

Je me suis entrainee par ces souvenirs je les ai tous passes en revue avec beaucoup d amertume pour la seule et bonne raison que je ne pourrais plus revivre cette periode de souvenirs.

Y a des jours ou je me mets a comptabiliser parmi mes souvenirs ceux qui me paraissent les plus importants et qui sont graves dans ma memoire a tout jamais et sont surtout des souvenirs lies directement a mon etat affectif. C est tout aussi vrai que l enfance represente un age de purete, d amour, d innocence. L enfance est l instrument de mesure de la veritable amitie, la periode de l enfance est sacree, c est une page de bonheur qui nous ai transmise par un passe a jamais revolu.

Et tous ses souvenirs me concernant c est en ALGERIE qu ils sont restes.

Je me vois encore dans mon quartier de la CITE PETIT ou jadis je residais et ma rue se trouvait juste apres la rue Marcel Petit et la Rue Adophe Roque elle etait perpendiculaire au Boulevard Fort de Vaux, elle se trouvait pour plus de precisions et exactement au numero 2 cette maison est actuellement occupee par des hauts grades de l Armee Algerienne.

Je revois aussi mon Ecole Primaire "l ECOLE DE FILLES DU DOCTEUR ABADIE" la ou j avais entame ma premiere annee scolaire, mes debuts consistaient uniquement a alle faire la sieste "Trop mignon ce souvenir" rien qu a l evoque j ai les larmes aux yeux, et c est aussi dans cette meme ecole ou j ai fais tout mon cycle primaire, je me revois encore dans cette cour de recreation ou je jouais avec toute la ribambelle de ma classe : tantot a la corde, tantot a la ronde et tantot a saute mouton.

Nous etions une clique, si j ai bonne memoire une dizaine approximativement, toutes nationalites confondues : Marocaines, Algeriennes, Francaises, Espagnoles et meme Juives, le probleme de la cohabitation ne se posait po du tout etant donne que c etait la belle epoque, l epoque de l innocence.

Je me souviens egalement, qu a chaque fin de mois on avait une "composition mensuelle" tres severe d ailleurs et pour les resultats c etait Madame la Directrice qui arrivait avec les cahiers charges aux bras pour nous donner les notes et pour votre information les 10 premieres avaient droit a une poignee de bonbons + des compliments qui nous allaient droit au coeur et bien sur je faisais partie des 3 premieres (rires) quand aux dernieres Madame la Directrice leur faisait une tite lecon de morale pour les pousser a perseverer bien sur lors de la prochaine compo.

Vers la mie-Decembre fallait commencer les preparatifs pour accueillir ST NICOLAS, c est a dire decorer l arbre de Noel et tout le tra la la qui va avec et bien sur attendre impatiemment nos cadeaux de Noel.

Je me souviens egalement, d ailleurs jusqu a ce jour ca m arrive de la chanter aussi (rires) la Marseillaise que je chantais innocemment en choeur avec toute la classe.

Je revois aussi mon Lycee "EL HAYAT", ou je devais me rendre chaque jour et j empruntais le bus numero 8 pour m y rendre en passant par la place GUARGUENTA et des fois la Rue de la Bastille, une amie Algerienne que j allais recuperer a la Place des victoires.

Quand a mes heures creuses la majeure partie du temps je les passais au CENTRE CULTUREL AMERICAIN. Les Jeudis etaient consacres soit au Patronnage du Jeudi soit au cours de CATHECHISME.

Telles sont les images que j ai garde de cette periode de mon enfance et adolescence en ALGERIE.

Ces souvenirs indelibiles ne m ont po quitte d une semelle pour ainsi dire je n ai jamais pu couper ce cordon ombilical qui me reliait a mon pays natal, pays de mon enfance.

Les circonstances m ont obliges de quitter ce pays pour alle vivre ailleurs, bravo vous avez tout devine au MAROC bien sur le pays de mes racines.

En quittant cette ALGERIE, j ai carrement coupe les ponts mais helas po le cordon ombilical. Je devais entamer une nouvelle vie au MAROC et par consequent j ai perdue de vue tout mes amis (ies) d enfance.

Le choc qui m a soustrait de mon milieu familial pour me livrer dans un autre milieu qui m etait absolument etranger sur tout les plans : mentalite, esprit, education et meme la langue car a l epoque je ne parlais que tres peu arabe d ailleurs cette derniere n est po ma langue maternelle. Pour ainsi dire en tant que Marocaine je n avais rien de commun avec ces Marocains et croyez moi j en ai bave d autant plus que cet esprit revolutionnaire n etait po en ma faveur et bien sur ca n' arranger po les choses et ne faisait qu empirer la situation ou je me sentais marginalisee chaque jour un peu plus.

Au fond, je me dis ce n est po de ma faute si je n ai po pu m integrer ni m adapter a ce nouveau monde qui n etait po le mien.

C est vrai que la sagesse consiste a faire comme ces gens parmi lesquels je vivais pour ne po etre singulariser il s agissait bien sur de m integrer de m adapter dans ce nouvel environnement ou tout etait artificiel, et surtout cette hypocrisie omnipresente que j avais du mal a supporter sur le plan professionnel etant donne que je passais la majeure partie de mon temps.

Ce tberguiguologie propre au pays de mes racine, ces peaux de bananes dans tout les coins et recoins et que dieu merci j evitais de justesse avec la protection divine, fallait que je sois constamment sur mes gardes de crainte de ne po me faire jouer des tits tours desagreables.

Par consequent, j ai deduis que ce nouvel environnement ne me convenez po du tout malgre que je tenais de tout coeur a ma marocanite.

Je ne voulais plus me faire accepter par les autres, j ai tout simplement compris que le monde est une charogne que poursuivent les chacals et que celui qui n est po chacal se fera mange par les chacals.

Tant pis pour moi, je tenais a rester moi-meme et je sais que meme si j avais essaye j aurais ete incapable de me mettre dans la peau du chacal etant donne que je tiens enormement a mes principes.

C est en effet de fortes images etonnantes de verite qui expriment le faite qu il faut constamment lutter pour ce faire une place dans cette societe ou je sentais au fil des jours que je ne faisais que survivre, vu que ma devise etait plutot "MOURIR AVEC UNE DIGNITE PLUTOT QUE DE VIVRE SANS DIGNITE".

- l ALGERIE ne m a po accepte en tant que MAROCAINE
- le MAROC ne m a po accepte en tant que moi-meme.

Mais qu en est il alors d une personne comme moi que le sort a condamne a la separation et qui souffre d une blessure tres profonde dont la plaie s ouvre dangereusement chaque jour un peu plus.

Ce Maroc qui ne m a po compris
Le pays de mes racines.

Me voila donc de nouveau a la case depart, bientot 4 ans dans le pays de SHAKEASPERE cette ville qui est Londres tres cosmopolite d ailleurs qui m a accueilli avec les bras grands ouverts en ne pretant aucune attention ni a la couleur de ma peau, ni a mes origines, ni a ma culture, ni a ma langue ni meme a ma religion, ni a mes idees d ailleurs, ce pays m a accueilli en tant qu etre humain a part entiere ou j ai des droits comme tout le monde et c est la enfin que je retrouve ma dignite, ma fierte et surtout ma stabilite d esprit et le confort moral qui n ont po de prix peu importe le confort materiel je m en contre balance et royalement.

Mais n empeche qu au plus profond de moi-meme je sens un tit vide que je n arrive tjours po a combler je suis tjours a la recherche de ce tit quelque chose qui me manque et que je n arrive po a localiser.

Ces souvenirs d enfance me hantent, me poursuivent la ou que je sois et l idee m est venu de les resuciter et c est comme ca que j ai commence a aller butiner tous les forums d algerie dans l espoir de combler ce vide jusqu a ce 13 JUILLET 2007 ou enfin mon voeu fut exauce en tombant sur ce forum genial ou j ai enfin trouvez cette perle rare qui est l amitie.

Grace a ce forum j ai enfin retrouve mes reperes, j ai enfin pu me sentir en famille mais une vraie famille dans le sens propre du mot.

J ai aussi retrouve grace a ce forum un ami qui fut jadis un voisin de mon quartier la CITI PITI comme il l appelle justement.

Dans ce meme forum, j ai fais la connaissance d un super couple que je salue d ailleurs cordialement et que j admire pour leur gentillesse, leur honnetete et surtout leur franc parle. Je ne vais po les evoquer non plus ils vont se reconnaitre.

Notre ami ABDEL pour sa baraka sans pareil.

Notre amie SABRIA, que j aurais inchallah l occasion de connaitre plus amplement lors de mon prochain passage a PARIS.

Notre ami l algerien YAZ qui lui est toujours a cote de la plaque (rires)

Notre ami MOUSSAID qui essaye de pimente le forum a la fassi quoique nous n avons po la meme mentalite que ces fassis justement (rires)

Et enfin nos 2 supers zamis BECHAR et MJB qui repondent toujours present et apportent un sacre coup de main a notre ami ABDEL.

Et en ce qui me concerne je vous laisse le soin de faire vos appreciations (rires).......

En grosso modo vous etes le modele de vrais Marocains po ceux de DAKHALIYA comme les appeleraient nos zamis de l ORIENTAL et que j ai eu l occasion de cotoyer d ailleurs.

Vous representez le Maroc, vous etes les AMBASSADEURS, de ce pays riche de par son histoire, sa culture.......... alors svp representez le dignement et surtout donnez une bonne image de ce prestigieux pays demontrer au monde entier que vous etes digne de ce nom demontrer a la terre entiere que vous etes le Marocain fraternel, amical, genereux, hospitalier humain et surtout surtout respectueux.

Et dites au monde entier que vous n etes po l autre marocain dont on se fait la majeure partie du temps une fausse image c est a dire le corrompu, le malhonnete, l egoiste, l irrespectueux et surtout les avides d argent.

La prochaine fois je vous ferais part de mon vecu sur le plan professionnel.

Merci de m avoir lu et a mon tour je vous dis

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11HOMMAGES A NOS PARENTS Empty Re: HOMMAGES A NOS PARENTS le Mer 9 Juil - 22:25

admin"SNP1975"

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M. B. : Je travaille sur la mémoire pour qu’elle puisse devenir Histoire. Qu’on puisse considérer ce qui est arrivé comme un fait historique établi. Afin de mettre à distance le rapport traumatisant qu’on entretient encore avec cette Histoire non reconnue.

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12HOMMAGES A NOS PARENTS Empty Re: HOMMAGES A NOS PARENTS le Jeu 10 Juil - 13:04

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